Photo : Après avoir impressionné le Canadien de Montréal au dernier camp d’entrainement, Arber Xhekaj s’est mérité un contrat. Il tentera cette semaine de conclure sa carrière junior avec un titre de la Coupe Memorial, à Saint-Jean. Crédit : Photo d'archives Martin Chevalier

Canadiens de Montréal

Espoir du CH et homme montagne des Bulldogs

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Si Shea Weber est surnommé «l’homme montagne» dans la LNH, ce surnom pourrait probablement s’appliquer à Arber Xhekaj dans le hockey junior canadien. 

Bon, l’espoir du Canadien de Montréal a encore quelques croûtes à manger avant d’atteindre les 230 lb de Weber mais à 6 pi 4 et 204 lb, l’arrière des Bulldogs d’Hamilton s’est imposé comme une véritable force sur la patinoire cette saison.  

«C’est un homme sur la patinoire, a mentionné l’entraineur-chef des Bulldogs Jay McKee, lundi matin à quelques heures du premier match des siens au tournoi de la coupe Memorial face aux Sea Dogs de Saint-Jean. Je pense que c’est le joueur qui a le plus gros impact dans toute la Ligue de l’Ontario. 

«Il est imposant et possède de bonnes habiletés individuelles. Il peut tout faire sur la patinoire. Il peut éviter la pression grâce à son coup de patin ou sortir les adversaires du jeu grâce à son physique. On est chanceux de l’avoir ici.» 

De dire que c’est le joueur qui a le plus d’impact de toute l’OHL est tout un compliment quand on considère que le circuit comptait sur plusieurs choix de première ronde dans la LNH dont son coéquipier et troisième choix au total par les Ducks en 2021, Mason McTavish ou le meilleur pointeur au Canada Wyatt Johnston des Spitfires de Windsor. 

Avantage physique 

À 21 ans – il joue sur son année junior de 20 ans -, Xhekaj possède déjà le physique d’un homme et on peut comprendre l’impact qu’il a sur la patinoire, particulièrement lorsqu’il affronte des joueurs de 16, 17 ou 18 ans qui sont encore en poussée de croissance. 

Toutefois, son impact va au-delà de l’avantage physique, assure McKee. 

«Plusieurs joueurs de 20 ans jouent dans la ligue contre des plus jeunes mais n’ont pas son impact physique. Je m’amuse parfois à tenter de le bousculer et il me donne du fil à retordre, accorde l’entraineur-chef, un ancien défenseur de la LNH de 6 pi 3 po et 195 lb. [...] Il a aussi de bonnes mains et un bon lancer. Ce n’est pas seulement un défenseur défensif.» 

Assurément, toutefois, certains avantages que lui confèrent sa charpente n’en seront plus, ou moins, une fois chez les professionnels, ajoute l’entraineur. 

«Quand Arber fera le saut chez les professionnels, il devra simplifier son jeu un peu. Il peut faire des choses en ce moment qui ne fonctionneront plus au prochain niveau. Par exemple, il ne pourra plus se débarrasser d’un adversaire avec un seul bras. Il devra aussi exécuter les jeux plus rapidement.» 

Prêt pour la suite 

La dernière année a été un peu folle pour Xhekaj. Invité au camp du Tricolore après avoir raté une saison complète de l’OHL en raison de la pandémie, il a forcé la main de l’équipe qui lui a fait signer un contrat d’entrée. Il a par la suite débuté la saison avec les Rangers de Kitchener avant d’être échangé à Hamilton, sa ville natale, avec qui il a mis la main sur le championnat. 

«C’est difficile de décrire avec des mots ce qu’a été la dernière saison pour moi. J’espère maintenant qu’on va conclure ça avec un titre [de la coupe Memorial].» 

Parce que son objectif à court terme demeure le titre canadien avec les Bulldogs. À moyen terme, toutefois, il a aussi de grandes ambitions. 

«Je vais garder la même mentalité cet été lors de mon entrainement mais je devrai mettre les bouchées doubles parce que mon but est de jouer des matchs dans la LNH l’an prochain. Je suis conscient que j’aurai probablement besoin d’un peu de temps dans les mineurs mais je m’entrainerai dans le but de jouer dans la LNH.» 

D’ailleurs, si son nom vous a donné du fil à retordre tout au long de la lecture de ce texte, sachez que Xhekaj se prononce «Jack-aille».