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Photo : Nicolas Aubé-Kubel de l’Avalanche et Pierre-Edouard Bellemare du Lightning ont eu maille à partir lors du premier match de la finale à Denver. Crédit : Photo AFP

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LNH: du ballottage à la finale

Publié | Mis à jour

Il n’y avait plus de place pour Nicolas Aubé-Kubel avec les Flyers de Philadelphie. Les Flyers, l’une des pires équipes de la LNH, ont choisi de le placer au ballottage le 12 novembre dernier.

Pour Aubé-Kubel, cette mauvaise nouvelle s’est rapidement transformée en bénédiction. L’Avalanche du Colorado a choisi de le réclamer au ballottage. 

« L’Avalanche est une pas pire équipe, a répliqué Aubé-Kubel avec un immense sourire lors de la journée consacrée aux médias, mercredi, au Ball Arena. Je trouvais ça gros pour les émotions. Tu dois te revirer rapidement. Une journée, il y a les Flyers qui te disent qu’ils ne te veulent plus au sein de leur équipe. Et le lendemain, tu reçois un appel de l’Avalanche, une des meilleures formations de la LNH. »

« J’ai maintenant la chance de jouer pour une équipe formidable, a-t-il continué. Au cours des derniers mois, j’ai perçu une belle amélioration au sein de notre groupe. Et c’est encore mieux depuis le début des séries. C’est vraiment cool. »

Assez établi 

À Philadelphie, Aubé-Kubel avait perdu la confiance d’Alain Vigneault. En début de saison, l’ailier de 26 ans avait porté l’uniforme des Flyers pour seulement sept rencontres et il avait regardé six matchs de la passerelle de presse.

Malgré un statut fragile avec les Flyers, il avait confiance de se trouver une nouvelle destination grâce au ballottage.

« Je me disais que j’étais assez établi pour rester dans la LNH, a-t-il mentionné. C’est encore bizarre la décision des Flyers de me placer au ballottage. Mais je crois que c’était aussi relié à la masse salariale. Je ne jouais pas super bien toutefois en début de saison. Je savais que je pouvais en donner plus. Mais j’étais heureux de recevoir une chance avec l’Avalanche. »

« Les Flyers avaient bel et bien besoin de libérer un peu de salaire et c’est Nic qui a écopé, a raconté Ian Laperrière, l’entraîneur en chef des Phantoms de Lehigh Valley, mais aussi ancien adjoint à Philadelphie. Il cadre bien avec l’Avalanche puisqu’il est rapide, il frappe et il est bon en échec avant. J’étais heureux pour lui. »

En sept matchs avec les Flyers, Aubé-Kubel a récolté une seule passe. Il a présenté de bien meilleurs chiffres avec
l’Avalanche où il a amassé 22 points (11 buts, 11 passes) en 67 rencontres. 

« Il est génial pour nous, a souligné l’ailier Logan O’Connor. Joe [Sakic)] a réalisé un bon coup en le réclamant au ballottage. Depuis son arrivée à Denver, Nic a gagné en confiance, autant sur la glace que dans le vestiaire. Au départ, il cherchait à s’adapter à notre système. Maintenant, il a un impact en apportant de l’énergie. »

La même mentalité 

Depuis le début des séries, Aubé-Kubel n’a toujours pas écrit son nom sur la feuille de pointage après 13 matchs. 

Blessé à un pied, il a manqué deux matchs en finale de l’Ouest contre les Oilers. Avec le retour au jeu d’Andrew Cogliano, il a sauté son tour pour le deuxième match de la finale.

« Je joue pour la meilleure équipe de la LNH. Que je me retrouve comme 13e attaquant ou 12e attaquant, je garde la même mentalité. Je travaille toujours fort. Je veux jouer, mais je respecte aussi les décisions des entraîneurs. Quand j’ai sorti de la formation, j’ai toujours trouvé des façons de revenir plus fort. »

Malgré un temps de jeu limité, Aubé-Kubel se retrouve au 4e rang de son équipe avec 45 mises en échec. Darren Helm, qui a déjà 22 mises en échec en deux matchs contre le Lightning, est au sommet à 84. 

À ses années dans la LHJMQ, Aubé-Kubel a gagné la coupe du Président avec les Foreurs de Val-d’Or. C’était en 2014 au sein de la même équipe qu’Anthony Mantha. Huit ans plus tard, il aura la chance d’ajouter un autre trophée à son curriculum vitae. Mais il ne croit pas que cette expérience l’aidera en finale.

« C’est vraiment différent du junior à la LNH, a-t-il rappelé. Je dirais que j’ai plus appris de ma présence en séries avec les Flyers dans la bulle à Toronto en 2020. »

« J’ai toujours un attachement plus grand pour un Québécois, a renchéri Laperrière. Il n’est plus dans l’organisation des Flyers, mais il a une chance d’écrire son nom sur la coupe. Je lui souhaite. »