Crédit : Joël Lemay / Agence QMI

F1

L’étoile de Stroll brille encore à Montréal

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Lance Stroll semble avoir trouvé la recette du succès à Montréal. En terminant 10e, dimanche, il a récolté au moins un point chaque fois qu’il a vu le drapeau à damier lors du Grand Prix du Canada.

Le Montréalais a effectivement terminé au sein du top 10 trois fois, soit en 2017, 2019 et maintenant 2022. Chaque fois, il s’élançait au mieux de la 17e position et chaque fois, une stratégie à un arrêt bien ficelée lui a permis de progresser. 

Cette fois, il a également profité de l’aide de son coéquipier Sebastian Vettel, chez Aston Martin, qui lui a cédé la 11e position à quelques tours de la fin. Ce coup de main lui a permis de passer à l’attaque et de doubler Daniel Ricciardo (McLaren) pour cueillir le dernier point disponible.

«On avait des stratégies différentes, a expliqué Stroll après la course. Je pense que j’avais plus de vitesse à ce moment avec des pneus plus récents et il y avait Ricciardo en avant qu’on pouvait [dépasser] pour marquer des points. Seb avait des pneus durs de 37 tours, alors j’avais plus d’opportunités que lui pour battre les adversaires devant.»

«C’est un bon effort de l’équipe et une bonne stratégie pour marquer des points.»

Le résultat aurait pu être meilleur puisque le Québécois a effectué son seul arrêt un tour avant l’accident de Yuki Tsunoda (AlphaTauri) qui a forcé l’intervention de la voiture de sécurité. S’il avait attendu une boucle de plus, son passage aux puits lui aurait coûté 10 secondes de moins.

«C’est arrivé trois fois dans les trois dernières courses, je crois, alors un jour, ce sera notre tour!» a lancé Stroll avec un large sourire.

En quête de confiance 

Tout n’est pas rose pour Stroll malgré tout. Le pilote était dans un bon état d’esprit après une course réussie, dimanche, et il s’est ouvert sur ses difficultés à bien maîtriser son nouveau bolide.

Il y a d’une part le marsouinage, un phénomène causé par l’effet de sol qui se traduit par un effet de rebond de la voiture très dur pour le dos et la tête des pilotes. Puis, d’autre part, la réglementation a forcé les équipes à concevoir des voitures plus grosses et plus lourdes, ce qui fait en sorte que les voitures sont beaucoup plus rigides.

Stroll s’est ainsi plaint de maux de dos durant la course, lançant dans le feu de l'action que sa colonne allait casser.

«Ce n’était pas le marsouinage, mais [les chocs] étaient agressifs sur les vibreurs et en général sur la ligne droite, a révélé Stroll. Je ne conduis pas les autres voitures, mais je pense que c’est une caractéristique de ces nouvelles monoplaces.»

Quoi qu’il en soit, même si la situation est la même pour tous, Stroll parvient difficilement à s’adapter.

«On va continuer de travailler pour que je sois plus confortable dans la voiture parce que c’est encore difficile pour moi. C’est la voiture la plus difficile que j’ai conduite dans ma carrière en termes de confiance et de fluidité. Je dois encore trouver le rythme.»

«Il y a encore des choses que la voiture fait qui me surprennent et on doit continuer de travailler pour retrouver une zone de confort dans laquelle on était l’année passée et l’année d’avant.»