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Un outil de développement révolutionnaire à la rescousse du CH?

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Combien de fois a-t-on entendu qu'un joueur de hockey devait améliorer son coup de patin pour être en mesure de passer au prochain niveau ou de s'établir dans la LNH? Grâce à trois diplômés de l’Université Laval, il sera maintenant plus facile que jamais de «mettre le doigt sur le bobo» et d'identifier ce qui pose problème pour progresser.

L’entreprise québécoise SciencePerfo a en effet récemment lancé une nouvelle technologie clé en main permettant d’analyser avec une précision sans précédent la performance des athlètes. À l’aide d’un capteur de vitesse et d'un logiciel de traitement de données, cette compagnie a développé une technologie unique au monde qui permet de décortiquer avec précision le profil d’un patineur afin de lui proposer un programme d’entraînement basé sur ses forces et ses faiblesses. 

Voyez un exemple de la technologie dans la vidéo ci-dessus.  

«Pendant notre maîtrise en biomécanique, on a pu se rendre compte qu'il n'y avait que très peu d'études sur le patinage et aucun appareil simple n'existait. Il n'y avait rien de concret pour quantifier ça. On voulait rendre ça accessible», déclare Simon Laurendeau, président de SciencePerfo.

C'est donc à partir de ce moment que l'idée a germé. Après plus de six ans de recherches et de développement, le projet de Simon Laurendeau et de ses associés Léandre Gagné Lemieux et Maxime Provencher, ancien joueur des Saguenéens de Chicoutimi et physiothérapeute de l'Océanic de Rimouski, se réalisait.      

«Pendant la pandémie, nous sommes passés d'une entreprise qui offre des services à une entreprise qui veut commercialiser un produit. On a réussi à se bâtir une grosse base de données de 3000 joueurs. On a lancé une précommande pour analyser le marché. On a maintenant des ventes en France et en Suisse. On vise des équipes professionnelles et dans la LHJMQ ainsi que les universités», affirme le président de SciencePerfo.

La base de données en question comprend les profils de nombreux joueurs, actuels et anciens de la LNH, dont Alexis Lafrenière, Phillip Danault, Dylan Cozens, Antoine Roussel, David Desharnais et Antoine Vermette. Les résultats de nombreux joueurs de la LHJMQ ainsi que ceux de l’équipe canadienne de patinage de vitesse ont également été comptabilisés.

À la rescousse du CH?   

Le développement ou le non-développement des joueurs chez les Canadiens de Montréal a été largement documenté lors des dernières années et a constitué l'un des principaux problèmes de l'organisation montréalaise, selon de nombreux observateurs.

À ce sujet, Simon Laurendeau n'hésite pas à tendre la main aux dirigeants du Tricolore.

«Je suis convaincu que c'est un outil qui pourrait être bénéfique pour eux. Ça donne un ''feedback'' intéressant et ça permet de documenter la progression des joueurs. Dans un ''combine'' où il y a 100 ou 200 joueurs, ça leur permettrait de voir les forces et faiblesses du patin de chaque athlète. On pourrait même adapter la base de données pour eux.»

Introduire la science au hockey   

La compagnie SciencePerfo est également entrée en contact avec l'équipe de Marc Denis dans le cadre du Comité québécois sur le développement du hockey. 

«Nous étions contents du mémoire qu'on a envoyé. Notre but est d'introduire la science au niveau du développement au hockey. Si on compare avec le soccer, ils sont beaucoup plus avancés dans l'individualisation du programme d'entraînement. Nous sommes confiants qu'on peut aider bien des athlètes au hockey et dans plusieurs autres sports», conclut Simon Laurendeau en faisant référence au football, au soccer, au basketball et au patinage de vitesse.