Canadiens de Montréal

Québécois avec le CH : augmenter le nombre pour répartir la fameuse pression?

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Le débat est relancé pour quelques jours : les propos de l’attaquant du Rocket Jean-Sébastien Dea au sujet des Québécois dans l’organisation des Canadiens ont causé une avalanche de réactions chez les amateurs de hockey d’ici dans les 24 dernières heures.

Dea s’est exprimé en point de presse, jeudi, affirmant que si le Rocket a pu atteindre la demi-finale de la Coupe Calder, ce printemps, c’est en partie grâce au fait qu’il y avait un noyau de joueurs québécois dans l’équipe qui était motivé à l’idée d’évaluer devant le public d’ici et de représenter l’organisation des Canadiens.

«Je pense que le Canadien devrait prendre exemple là-dessus. [...] Il n’y a pas une soirée où les gars n’avaient pas envie de jouer avec fierté et honneur», avait affirmé le natif de La Prairie.

«Les gars jouaient avec cœur et détermination, avait-il aussi mentionné. Je suis persuadé que c’est parce que nous étions fiers de représenter l’organisation du Canadien et de jouer devant les nôtres.»

Comme nulle part ailleurs

«La nation canadienne-française, c’est un cas unique en Amérique du Nord», a rappelé le chroniqueur du Journal de Montréal Réjean Tremblay, vendredi, en entrevue à LCN.

«Pendant 50 ans, les Canadiens, avec (Guy) Carbonneau, Patrick Roy, (Vincent) Damphousse, (Guy) Lafleur, nomme-les, ont toujours instinctivement profité de cette énergie de faire partie d’une société», a également souligné le journaliste.

«Maintenant, c’est presque un handicap de parler français», a-t-il ajouté, soulignant que l’organisation, notamment durant l'ère Marc Bergevin, semblait particulièrement effarouchée par la fameuse «pression» que subissent les Québécois qui se joignent au CH à notre époque.

Mais faudrait-il simplement qu’il y en ait plus qu’un ou deux au sein du groupe de joueurs pour partager cette pression afin de mieux la gérer? C’est la piste qu’explore le chroniqueur qui a vu neiger dans le marché montréalais. Envoyer le même «"frog" de service», dit-il, répondre à toutes les questions de tous les journalistes sportifs de la ville, presque tous les jours, bien sûr que ça doit devenir lourd.

«La dernière équipe qui a gagné la Coupe Stanley (à Montréal), je pense qu’ils étaient dix ou onze francophones, la pression était répartie» et c’était la même chose avec les équipes du CH qui ont eu du succès dans les années 80 et 70, a-t-il rappelé.

«Ces noyaux-là étaient en symbiose avec la société, les gars passaient l’été ici et quand tu perdais, c’était majeur.»

Voyez l’entretien complet en vidéo principale.