Séries de la LNH

Patrick Maroon vise un rarissime exploit

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Ed Litzenberger, Ab McDonald et Eddie Gerard. Si vous n’avez jamais lu sur ces trois anciens joueurs de hockey, on vous pardonne. Ils n’ont pas marqué l’imaginaire. 

Mais ils partagent une chose en commun. Ils ont tous les trois gagné la coupe Stanley quatre fois d’affilée avec plus d’une équipe.

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Patrick Maroon, gros ailier du Lightning de Tampa Bay, pourrait ajouter son nom à cette liste. Gagnant de la coupe Stanley avec les Blues de St. Louis en 2019, Maroon a connu la même joie lors des deux dernières saisons avec le Lightning.

Face à l’Avalanche du Colorado, il y va maintenant pour un quatrième sacre.

«Juste de gagner une fois, je trouvais ça fou, a raconté Maroon lors de la journée consacrée aux médias, mercredi au Ball Arena. Je ne trouve probablement pas les bons mots pour l’exprimer. Mais je reviens souvent à un mot : folie. Quand j’aurai terminé ma carrière, je réaliserai probablement mieux ce qui se déroule. Pour l’instant, ça se passe tellement vite. 

«L’été dernier, je suis retourné à la maison à St. Louis pour seulement six semaines. Je n’ai jamais eu trop de temps pour y penser. Quand tu gagnes, tu n’as pas de repos. Je n’ai pas eu le temps de me tremper le gros orteil dans la piscine et de réfléchir à mes dernières saisons. Je ne peux pas croire que je viens de terminer une saison de 82 matchs, que j’ai joué trois tours en séries et que je me retrouve encore une fois à une finale de la Coupe Stanley. Je dois souvent me pincer. »

«C’est fou!» 

À 34 ans, Maroon se retrouve à l’aile aux côtés de deux autres vétérans avec le Lightning, Pierre-Édouard Bellemare et Corey Perry. Les trois ont la réputation d’agir comme de bons meneurs. Si Perry a déjà servi de moteur offensif aux Ducks d’Anaheim, Maroon n’a jamais eu ce rôle dans la LNH.

«Pour moi, une conquête de la coupe Stanley semblait irréelle, a répliqué l’ailier de 6 pi 3 po et 238 lb avec un grand sourire. J’ai maintenant gagné trois fois. Je le dis tout le temps. Il y a des joueurs qui joueront douze ans dans la LNH et qui n’auront jamais la chance de participer à une finale ou à une finale d’association. C’est un trophée très difficile à gagner.»

«À ma première occasion, j’ai eu le bonheur de remporter la coupe avec l’équipe de ma ville natale, les Blues de St. Louis. Juste ça, je trouvais ça magique. Trois ans plus tard, je pourrais remporter la coupe Stanley une quatrième fois d’affilée. C’est fou.»

Un amour pour St. Louis 

Il n’y a jamais une absence de motivation en finale. Mais pour Maroon, le simple fait de se retrouver contre l’Avalanche du Colorado, c’est l’équivalent d’ajouter de l’huile sur le feu. Et ça n’a rien à voir avec le hockey.

«J’étais un partisan des Rams dans la NFL, mais plus maintenant, a mentionné l’Américain. Stan Kroenke est le propriétaire de l’Avalanche, mais aussi des Rams de Los Angeles dans la NFL. C’est lui qui a déménagé mon équipe vers LA. Juste de savoir que je joue contre son équipe en finale, j’ai encore plus de motivation.»

«Quand j’étais jeune, mon père avait un abonnement annuel avec les Rams, a-t-il enchaîné. Nous avions quatre billets pour la famille. En 1999, mon père était à Atlanta quand les Rams de St. Louis ont gagné le Super Bowl. Je sais que l’équipe avait des difficultés au cours des dernières années, mais la ville de St. Louis compte sur de très bons partisans.» 

«J’avais le sentiment que Kroenke ne faisait pas les efforts pour construire une équipe gagnante, il cherchait juste à partir pour Los Angeles. Ça fait mal. La ville de St. Louis mériterait d’avoir une équipe de la NFL. Ça fait deux fois dans l’histoire récente que nous perdons notre équipe.»

►Avant les Rams (1995 à 2015), il y a eu les Cardinals de St. Louis de 1960 à 1987 dans la NFL.