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Séries de la LNH

Landeskog épaté par Lehkonen

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Nathan MacKinnon, Gabriel Landeskog, Cale Makar, Mikko Rantanen : l’Avalanche mise sur plusieurs bons marqueurs. Pourtant, lorsque l’on regarde la colonne des buts gagnants, ce ne sont pas eux qui pointent au sommet du classement.

C’est plutôt Artturi Lehkonen qui se démarque du lot avec trois buts vainqueurs, dont celui qui a précipité l’Avalanche vers sa première finale de la Coupe Stanley depuis 2001.

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Comme manière de se faire de nouveaux amis, le Finlandais, acquis du Canadien à la date limite des transactions, pouvait difficilement trouver mieux.

«Je n’en connaissais pas beaucoup sur lui. Je ne savais pas à quel point il était bon, jusqu’à ce que je le voie jouer avec nous au cours des six dernières semaines de la saison», a indiqué Landeskog.

«Il peut contribuer dans toutes les facettes du jeu. Il est tenace en échec avant, il est toujours au bon endroit, il a un bon bâton et il a cette touche de finition, a ajouté le Suédois. Il est le couteau suisse qu’on peut insérer n’importe où dans la formation sans qu’il perde de son efficacité.»

Si son capitaine ignorait pratiquement tout de l’ancien numéro 62 du Canadien, c’était totalement l’inverse pour Joe Sakic, le directeur général de l’Avalanche. Pour être prêt à céder un choix de deuxième tour (en 2024) et un jeune espoir (Justin Barron), il faut adorer ce qu’on obtient en retour.

«C’est un joueur polyvalent qui peut jouer sur n’importe quel trio. C’était justement le type de joueur que l’on recherchait, a indiqué Sakic, plus tôt cette semaine. C’est un compétiteur, il est rapide. Et ce qui est également intéressant, c’est qu’il cadre parfaitement dans notre formation. Quand tu fais une transaction, c’est une donnée à prendre en considération.»

Expérience valorisée

L’autre chose à ne pas négliger, c’est l’expérience récente de Lehkonen en finale de la LNH. Avant le premier match face au Lightning, l’athlète de 26 ans était l’un des quatre seuls joueurs de l’Avalanche à avoir l’expérience de la ronde ultime.

Darren Helm, à deux reprises avec les Red Wings (2008 et 2009), Andre Burakovsky avec les Capitals (2018) et Andrew Cogliano avec les Stars (2020) étaient les trois autres.

Ce qui est tout un contraste avec les 16 porte-couleurs du Lightning qui ont disputé au moins une finale, dont 12 ont soulevé la coupe Stanley en 2020 et 2021.

«Il a déjà participé à une finale l’an dernier avec Montréal. On est donc excité de l’avoir avec nous, a fait valoir Cale Makar. Il a été si bon pour nous jusqu’ici. C’est tellement un joueur déterminé. Il n’arrête jamais de travailler. Ce fut une acquisition clé pour nous à la date limite des transactions.»

Une revanche

Lehkonen a amorcé la grande finale de la même façon qu’il avait conclu la finale de l’Association de l’Ouest, c’est-à-dire en touchant la cible. D’ailleurs, il a récolté sept points (trois buts, quatre passes) à ses cinq derniers matchs.

Une excellente façon d’entrer dans cette autre confrontation face au Lightning dont il souhaite une conclusion différente.

«Cette série, c’est comme une revanche pour moi. Mais, encore une fois, cette équipe représente tout un défi, a indiqué Lehkonen. Ce sera une confrontation difficile. Il faudra aborder les matchs un à la fois pour s’assurer de demeurer dans le moment présent.»

Ça tombe bien. Pour l’instant, le moment présent indique que l’Avalanche mène cette série 1 à 0.