Crédit : Photo d'archives, AFP

Cyclisme

Hugo Houle aide son coéquipier à conserver la tête

Sportcom

Publié | Mis à jour

(Sportcom) – L’étape de haute montagne du Tour de Suisse s’annonçait ardue et elle l’a été. Un parcours de 180 kilomètres entre Locarno et Moosalp, comportant plus de 4200 mètres de dénivelé, où le Danois Jakob Fuglsang (Israel–Premier Tech) a été en mesure de défendre son maillot jaune par une petite seconde vendredi.

Coéquipier de Fuglsang, Hugo Houle lui a une fois de plus prêté main-forte tout au long de cette chaude journée, particulièrement dans l’ascension finale.

Avant cette sixième étape, Fuglsang avait hérité du maillot de meneur en raison de l’abandon du Russe Alexandr Vlasov (BORA–hansgrohe) qui a contracté la COVID-19, à l’image de 29 autres concurrents. La formation Israel–Premier Tech n’a pas été épargnée et elle a perdu les services du Suisse Reto Hollenstein et de l’Australien Sebastian Berwick.

«Étant donné qu’on a pris le maillot de leader, il fallait contrôler la course. Patrick Bevin a fait une grosse partie du travail et ensuite nous avons été aidés par INEOS – Grenadiers et Astana, a commenté Houle, 24e du jour avec un écart de 3 min 06 s. On a su gérer l’étape d’une bonne façon face à une échappée de 10 coureurs qui n’était pas trop dangereuse [au classement général]. Chacun a fait la partie qu’il avait à faire.»

L’Allemand Nico Denz (Team DSM), qui n’a pratiquement pas pris de relais dans le groupe de tête des derniers kilomètres, a devancé le Français Clément Champoussin (AG2R-Citroën) par un boyau au sprint pour la victoire d’étape.

Fierté

Pendant que la victoire du jour se jouait dans l’échappée, le Québécois et son coéquipier letton Krists Neilands étaient aux commandes du groupe des favoris avec leur leader Fuglsang bien calé dans leurs roues, avec un peu plus de huit kilomètres à faire. Houle était particulièrement fier du travail de son équipe qui comptait deux membres en moins.

«C’est clair que ça paraît et c’est dans ce genre de situation là où on avait besoin de coureurs comme Reto au début ou comme Sebastian dans la montée. Ça nous limite beaucoup, mais les choses sont ce qu’elles sont.»

Fuglsang a dû se débrouiller seul à 4,5 km de la ligne lorsqu’il a pris en chasse le champion allemand Maximilian Schachmann (BORA-hansgrohe), qui s’est échappé avant d’être rattrapé par le groupe des favoris. Le Danois a pu rester au sein de ce groupe et se classer 10e dans le même temps que son plus proche poursuivant, le Gallois et ancien vainqueur du Tour de France, Geraint Thomas (INEOS–Grenadiers), qui le talonne d’une seconde au classement général.

«Il faut la part de toute l’équipe dans ce genre de situation, mais nous avons un bon groupe équilibré avec de l’expérience. Ça nous a bien aidés et Jakob a montré qu’il était en forme pour terminer le boulot. C’était parfait», a renchéri Houle.

Antoine Duchesne (Groupama–FDJ) a rallié la ligne d’arrivée en 45e place (avec un retard de 13:40) et il pointe au 48e rang (à 45:08) au terme de cette journée où son coéquipier Thibaut Pinot, 12e, a fini dans le groupe des favoris.