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Contrôle du marsouinage : le paddocks divisé

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Quelques jours après avoir quitté sa voiture en douleurs au terme du Grand Prix d’Azerbaïdjan, Lewis Hamilton voit d’un bon œil la décision de la Fédération internationale de l’automobile (FIA) de limiter le marsouinage.

Les images étaient saisissantes: le septuple champion du monde a eu besoin d’aide pour s’extirper de sa Mercedes après une course particulièrement éprouvante, dimanche à Bakou. Il s’est ensuite plaint de maux de tête et de dos. Il n’est qu’un des nombreux pilotes à avoir fait part de ses inquiétudes quant à la situation.

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Puis, jeudi, la FIA a décrété une «limite quantitative d'oscillation verticale» valable dès cette semaine. Une bonne décision au nom de la santé et la sécurité des pilotes, selon Hamilton, même si les avis divergent au sein du peloton.

«C’est toujours intéressant de voir l’opinion des gens, mais ultimement, la sécurité est la priorité», a dit le Britannique en conférence de presse, vendredi.

«Il est positif que la FIA s'efforce d’améliorer [la situation], car nous [pourrions avoir] ce souci pour les prochaines années. Il ne faut pas gérer le marsouinage pendant des années, il s'agit de s'en débarrasser complètement pour que les futurs conducteurs n’aient pas de problèmes de dos à l'avenir.»

Son coéquipier, George Russell, a pour sa part parlé d’un «diachylon» à propos de la directive de la FIA, même s’il salue l’initiative.

Avantage compétitif?

Le marsouinage est un phénomène causé par la nouvelle réglementation misant sur l’effet de sol. En raison de l’appui important à grande vitesse, le fond plat de la voiture touche le sol et la voiture n’y colle plus. Le phénomène se reproduit constamment, donnant l’impression que les monoplaces rebondissent sur la piste.

Certaines équipes ont toutefois rapidement trouvé des solutions pour mater, du moins en partie, le problème. Pour celles qui n’y sont pas parvenues, la FIA exigera qu’elles augmentent la hauteur de caisse, ce qui pourrait entraîner une baisse de performance.

Une décision qui ne plaît pas à Max Verstappen, même si, a priori, Red Bull sera avantagée par rapport à Ferrari dans la lutte pour les deux championnats.

«Pour moi, peu importe si ça nous aide ou ça nous nuit, les changements de règle en cours de saison, je ne pense pas que c’est correct», a lancé le champion du monde en titre.

«C'est très simple, il suffit d'augmenter la hauteur de caisse et vous n'aurez pas ces problèmes. [La directive de la FIA] est fondamentalement un peu compliquée et je pense aussi que ce sera très difficile à contrôler.»

Charles Leclerc (Ferrari) a lui aussi émis des réserves. «C’est la responsabilité de l’équipe de me donner une voiture qui soit bonne à conduire, et jusqu’à présent, je n’ai pas eu de problème particulier avec [le marsouinage.»