F1

F1 : un engouement sans pareil pour les portes ouvertes

Marc-Antoine Malo

Publié | Mis à jour

MONTRÉAL - Les amateurs de course automobile se sont bousculés aux portillons pour la première journée d’activités du Grand Prix de Formule 1 du Canada, aux abords du circuit Gilles-Villeneuve. Malgré des épisodes de pluie, les organisateurs ont enregistré une affluence record pour les portes ouvertes, jeudi.

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Les Québécois et les visiteurs internationaux s’étaient ennuyés de l’événement montréalais. Environ 20 000 partisans ont été admis sur le site et la nuée a dû être refoulée vers 10 h 15, une heure seulement après l’ouverture des portes. L’immense foule s’agglutinait même aux abords du Casino, de l’autre côté du rivage.

Habituellement, 5000 ou 6000 personnes franchissent les tourniquets pour cette journée. Le précédent record était de 10 000 personnes, d'après les organisateurs.

Cette année, les pilotes n’étaient pas tenus de se pointer dans les puits et les paddocks le jeudi. Quelques-uns ont tout de même fait acte de présence, comme Mick Schumacher et Nicholas Latifi.

Trop de monde?

Les portes ouvertes, certains ne les rateraient pour rien au monde. Sylvain Côté est venu de Québec et il n’a raté aucune édition du Grand Prix du Canada depuis 1978.

M. Côté a assisté à plusieurs événements marquants avec les années. Il se rappelle de la victoire «magique» de Jean Alesi de 1995, de Jacques Villeneuve en 2018 au volant de la Ferrari de son père, l’illustre Gilles, ou de l’accident mortel de Riccardo Paletti.

«Chaque année a toujours sa particularité. [...] Je ferais tout pour ne rien manquer ici au Grand Prix.», a assuré l’homme de 50 ans.

Cependant, il n’avait jamais vu autant de monde dans les puits. Impossible de se déplacer sans bousculer quelqu’un. Selon lui, il s’agit peut-être d’un contrecoup à la populaire série Netflix «Drive to Survive».

«D’habitude, il fait plus beau. Cette année, il pleut et il y a trop de monde. L’"effet Netflix" a ses avantages et ses gros désavantages, comme aujourd’hui. Auparavant, on pouvait se promener, et la ligne des puits est plus petite», a mentionné M. Côté, qui se réjouit toutefois de voir de plus grandes estrades pour les amateurs.

Des souvenirs à créer

Pour plusieurs, le Grand Prix du Canada est aussi synonyme de nostalgie. Eric Heldman, un Ontarien, en est à plus d’une quinzaine de visites au circuit Gilles-Villeneuve. Il s’y rend cette année avec un chandail Aston Martin au nom du Québécois Lance Stroll.

«J’ai assisté à pas mal de courses et c’est l’une de mes préférées, pour l’ambiance et tout ce qui l’entoure. C’est impossible de battre Montréal», a expliqué le quinquagénaire, qui participe aux festivités avec un ami.

Malgré le temps gris, le charme de la métropole québécoise est indéniable. Neel Amin, du New Jersey, est tombé amoureux du cadre de l’événement. Il y amène son fils de 8 ans pour la toute première fois.

«Quand on pense à la Formule 1 aux Amériques, Montréal vient tout de suite. Aux États-Unis, c’est plus récent, tandis que [ce Grand Prix] revêt un caractère historique», a conclu M. Amin.

La table est donc mise pour le week-end de course. On attend environ 350 000 amateurs au cours des prochains jours.