Séries de la LNH

Charmé par La Merveille

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Ceux qui ont encore espoir de revoir une équipe de la LNH à Québec dans un avenir rapproché peuvent arrêter de rêver. À moins qu’Eric Girard, le ministre provincial des Finances soit parvenu à convaincre Wayne Gretzky de tirer l’oreille de Gary Bettman.

Rien n’avait vraiment transpiré de la réunion entre Eric Girard et Gary Bettman, tenue le 19 mai à New York. De passage dans la Grosse Pomme pour rencontrer des investisseurs de banques américaines, M. Girard en avait profité pour faire un détour par les bureaux de la LNH et garder, semble-t-il, les canaux de communications ouverts.

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Une rencontre de courtoisie que M. Girard avait lui-même qualifiée d’«extrêmement positive».

En marge du premier match de la finale de la Coupe Stanley, qui se déroulait hier soir à Denver, le commissaire de la LNH et son adjoint, BIll Daly, se sont adonnés à leur traditionnel point de presse. Une occasion en or de savoir ce qui s’était passé entre les quatre murs de l’édifice de la 9e avenue pour que M. Girard en revienne si enchanté.

«En fait, je dois diviser cette réunion en deux parties, a indiqué M. Bettman lorsque l’auteur de ces lignes l’a interrogé à ce sujet. La première consistait à réitérer qu’il n’y avait rien de nouveau à propos du retour d’une équipe à Québec ou à propos de l’idée d’y tenir des matchs [de saison régulière].»

«La seconde, et c’est sans doute celle qu’il a trouvée la plus excitante, c’est quand, par hasard, Wayne Gretzky s’est présenté dans l’édifice. Je sais que M. le ministre est un grand amateur de hockey. Alors, j’ai demandé à Wayne de venir dans le bureau et de rencontrer le ministre. Wayne et lui ont pu avoir une grande discussion.»

Et l’heure n’était apparemment pas à une séance digne de la grande séduction.

«Ils ont échangé des banalités [small talks]», a précisé Bettman.

Rien de nouveau chez les Sens

En faisant mention de possibles matchs de saison régulière disputés dans la Vieille Capitale, Bettman faisait allusion à cette rumeur véhiculée à la fin du mois de mars selon laquelle quelques rencontres des Sénateurs pourraient être disputées au Centre Vidéotron.

«Oui, l’idée a été lancée, mais elle n’est jamais venue près de se matérialiser. Ce n’était rien qu’Eugene Melnyk avait entériné ou avait été près de faire», a mentionné Bettman.

Par ailleurs, il assure que la concession de la capitale fédérale est toujours stable, malgré le décès de son propriétaire, le 28 mars.

M. Melnyk a légué la concession à ses filles. Elle fonctionne dans le cours normal des choses. Je sais que les Sénateurs sont impliqués dans un processus pour voir s’il n’y aurait pas une occasion de bâtir un nouvel amphithéâtre sur les plaines LeBreton. Rien n’a changé.»

Viol collectif sous enquête

Dans un tout autre registre, MM. Daly et Bettman ont assuré être actifs dans le dossier du scandale de viol collectif qui secoue Hockey Canada depuis quelques semaines.

«Nous sommes en contact avec l’Association des joueurs de la LNH. Jusqu’ici, l’association a été très coopérative en organisant et facilitant les entrevues que nous menons avec chacun des joueurs [qui évoluait au sein] de cette équipe, a indiqué M. Daly. Évidemment, nous sommes également en contact avec Hockey Canada. Dons, le processus suit son cours.»

Rappelons que le 26 mai dernier, Rick Westhead, journaliste à TSN, a révélé que Hockey Canada avait réglé à l’amiable une histoire présumée de viol collectif impliquant huit joueurs de hockey junior ayant agressé une jeune femme après la tenue d’un gala tenu par l’organisation, en juin 2018.

Questionné à savoir depuis quand la LNH était au fait de cette histoire, Bettman a répondu: «Exactement au moment où la poursuite a été déposée. Nous n’en savions rien jusqu’à lors. Nous avons des allégations d'un parti anonyme contre huit partis anonymes. C'est une situation difficile. Mais nous n’en savions rien jusque-là.»