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F1

«Ça fait trois week-ends d'affilée, ça fait très mal»

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La Scuderia Ferrari a vécu un nouveau dimanche cauchemardesque lors du Grand Prix d'Azerbaïdjan après la mésaventure du Monégasque Charles Leclerc, pourtant auteur de sa 6e pole position samedi, mais contraint à l'abandon au 20e des 51 tours de la course alors que son coéquipier Carlos Sainz avait déjà dû abandonner, sur problème technique lui aussi.

«Les mots sont difficiles à trouver. Ça fait mal, ça fait trois week-ends d'affilée, ça fait mal, très mal. Ça fait trois coups durs, mais la motivation est toujours là», a commenté à chaud, avant même de retrouver son écurie, Leclerc.

L'image que l'on retiendra probablement de la Scuderia à Bakou, c'est celle de la monoplace N.16 rouge rentrant piteusement dans la voie des stands, pour tenter d'atteindre son box où les mécaniciens commençaient déjà à ranger le matériel... 

«Nous ne sommes pas totalement fiables mais l'équipe va rester concentrée, essayer de régler les problèmes et d'être plus forte à l'avenir. Nous devons comprendre ce qui s'est passé aujourd'hui«, a confié le directeur de l'équipe Ferrari, Mattia Binotto, sur Sky Sports.

La fiabilité est le talon d'Achille de la firme de Maranello avec cette nouvelle monoplace. Côté moteur, puisque le Chinois Guanyu Zhou (Alfa Romeo) et le Danois Kevin Magnussen (Haas), dont les monoplaces sont motorisées par la Scuderia, ont eux aussi dû déclarer forfait sur soucis mécaniques. Mais pas seulement: c'est une panne hydraulique des freins arrières qui a forcé l'autre Ferrari, celle de l'Espagnol Carlos Sainz Jr a tirer tout droit et abandonner dès le 9e tour. 

Conséquence, le Monégasque de 24 ans glisse à la troisième marche du classement après avoir dû se contenter de la 4e place chez lui au GP de Monaco le 29 mai, et abandonner deux fois, (Bakou et Barcelone). Ce qui permet à Max Verstappen (Red Bull) de reprendre la tête au classement des pilotes avec 34 points d'avance sur le pilote Ferrari. "Un autre +DNF+ (acronyme en anglais pour 'n'a pas terminé', NDLR), ça fait mal... Nous devons vraiment nous pencher sur nos problèmes mécaniques pour que cela ne se reproduise pas", a ajouté Leclerc.

Avec la neuvième manche du championnat dans seulement sept jours à Montréal, et encore un circuit exigeant question moteur, le temps presse pour Ferrari qui cherche des solutions pour sauver sa saison.