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Grand défi Pierre Lavoie : des rencontres et des émotions

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Si la mission du Grand défi Pierre Lavoie est d’inciter la population à bouger et à adopter de saines habitudes de vie, l’événement demeure aussi l’occasion pour les participants de faire de belles rencontres et de partager de précieux moments.

Pierre Lavoie mentionne ainsi avoir vécu une superbe journée, samedi, alors qu’il a notamment roulé à vélo, pendant quelques heures, aux côtés des patineuses de vitesse Valérie Maltais et Isabelle Weidemann. 

«Ce sont des filles exceptionnelles, de bons humains avec de belles personnalités», a décrit Lavoie, peu après la fin de l’épreuve intitulée "La Boucle", dont le départ et l’arrivée avaient lieu à Sorel-Tracy.

«Isabelle, c’est la première à qui j’ai pensé quand Pierre m’a proposé d’inviter une coéquipière, je savais qu’elle allait embarquer dans le mouvement, a pour sa part noté Maltais, à propos de Weidemann, gagnante de trois médailles aux récents Jeux olympiques de Pékin et porte-drapeau pour le Canada à la cérémonie de clôture. Pour Isabelle et moi, ça fait partie de nous de vouloir partager notre passion pour le sport et le Grand défi Pierre Lavoie propose des valeurs qu’on veut véhiculer.»

Elle-même médaillée d’or à la poursuite par équipes aux Jeux de Pékin, en compagnie de Weidemann et Ivanie Blondin, la Québécoise a aussi savouré sa journée de samedi. Puisqu’elle connaissait déjà Weidemann et Pierre Lavoie, elle avoue réserver son «coup de cœur» du jour au ministre provincial de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé, qui a avalé les kilomètres avec eux.

«C’est ce que j’aime du Grand défi, tu enlèves le chrono et on fait des kilomètres ensemble», a résumé Maltais.

Arrivée au Stade olympique 

Après ces trois premiers jours du Grand défi Pierre Lavoie complétés avec succès, ce sera maintenant l’apothéose, dimanche, avec la grande arrivée du 1000 KM, dimanche, au Stade olympique, à Montréal.

«Il y aura ce sentiment d’accomplissement, il se passe quelque chose dans le stade, a anticipé Pierre Lavoie, rappelant que le départ avait eu lieu au Saguenay jeudi. Quand on arrive, c’est là qu’on réalise qu’on accomplit quelque chose d’extraordinaire.»

Même si le 1000 KM est sur le point de compléter sa 12e édition, Pierre Lavoie vit toujours cette grande arrivée avec émotion.

«L’humain oublie, c’est une bonne chose, a-t-il philosophé. Il y a toujours les nouveaux cyclistes qui vivent quelque chose d’intense, mais dans les derniers jours, j’ai senti qu’on renaissait. On a déjà vécu des émotions extrêmement fortes, notamment samedi à Sorel-Tracy, et ça fait une belle différence pour la pérennité de l’événement.»

Et c’est possiblement encore plus vrai après une pause forcée de deux ans causée par la pandémie de COVID-19.

«Il faut être contents et fiers de ce mouvement-là au Québec», a appuyé Maltais qui, après une présence prévue au Gala Sports Québec samedi soir, sera de la partie dimanche à la fameuse arrivée au Stade olympique.

- En plus du 1000KM de vélo, de Saguenay à Montréal, c’est toute la population qui a été appelée à contribuer pour le défi du million de kilomètres, en parallèle. Samedi, en début de soirée, la marque du million avait déjà été dépassée. Malgré tout, il est encore possible de visiter le site web 1000000ensemble.com afin d’enregistrer des kilomètres parcourus «en pédalant, en courant, en nageant, en marchant, en ramant».