SPO-Cataractes de Shawinigan v Islanders de Charlottetown

Photo : L’entraîneur-chef des Cataractes, Daniel Renaud, répond aux questions des médias après la victoire des siens, dimanche. Crédit : Photo Agence QMI, John Morris

LHJMQ

Renaud et le souvenir de 2015

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Il n’y a que deux équipes, dans l’histoire de la LHJMQ, qui sont parvenues à combler un déficit de 0-2 pour finalement remporter la finale de la Coupe du Président. Même si cette statistique a de quoi rassurer les Cataractes de Shawinigan, elles n’importent que très peu à l’entraîneur-chef de l’équipe, Daniel Renaud.

Ce dernier s’est retrouvé de l’autre côté de l’histoire en 2015. Alors entraîneur adjoint de Philippe Boucher avec les Remparts de Québec, Renaud avait vu son équipe prendre les devants 2-0 dans la série finale face à l’Océanic de Rimouski, avant de voir leurs adversaires revenir de l’arrière pour finalement l’emporter en sept parties. 

Il s’agissait de la deuxième fois seulement qu’une équipe réussissait l’exploit, après les Saguenéens de Chicoutimi de 1994.

« Je suis trop bien placé pour savoir ce que représente une avance de 2-0 en finale pour commencer à m’emporter, a-t-il mentionné mardi matin, lors d’un entretien avec Le Journal. Notre approche ne changera pas. On a un entraînement aujourd’hui [mardi] et un match demain soir [mercredi]. C’est tout. Ce sera notre 81e match de l’année et on va répéter la même chose pour la 81e fois. »

Renaud ne compte même pas parler avec ses joueurs de l’avance qu’ils se sont forgée en remportant deux grosses victoires face aux Islanders, à Charlottetown.

« C’est sûr qu’on aime mieux mener 2-0. Par contre, je sais qu’une seule présence dans le hockey junior peut changer l’allure d’une série. C’est un sport de momentum. »

Résilience

Malgré les deux victoires, tout n’a pas été parfait pour les Cats, particulièrement lors du match numéro 2, au cours duquel ils ont été dominés une bonne partie de la rencontre.

« Ç’a été une domination complète de Charlottetown lors des 40 premières minutes, a concédé Renaud. Par contre, j’ai adoré le fait qu’on reste calmes malgré tout. On aurait pu s’emporter, mais ça n’a pas été le cas. »

Ce calme, reconnaît-il, s’est bâti tout au long des séries, particulièrement en demi-finale contre les Remparts, où ils sont revenus à plusieurs reprises de l’arrière, dont dans le match ultime pour finalement l’emporter.

« Le fait qu’on fait souvent des remontées est dû à notre force mentale et c’est aussi ce qui explique qu’on est cinq en cinq en prolongation en séries. C’est un peu pourquoi les gars restent calmes. »

Coulombe devant le filet

Après avoir utilisé Charles-Antoine Lavallée lors du match numéro 2, Renaud reviendra avec Antoine Coulombe devant le filet pour la rencontre de ce soir, dans un Centre Gervais Auto qui sera à nouveau plein à craquer.

Pour Renaud, il ne s’agit pas là d’un désaveu envers Lavallée, qui a été solide face aux Islanders dimanche.

« On a deux bons gardiens et je suis bien placé pour savoir que l’équipe qui a gagné la Coupe du Président l’an dernier comptait sur deux bons gardiens qui avaient joué des matchs durant la finale », rappelle Renaud qui s’était incliné en finale, l’an dernier, alors qu’il était à la barre des Foreurs de Val-d’Or face aux Tigres de Victoriaville. 

Ces derniers avaient utilisé Nikolas Hurtubise et Fabio Iacobo en finale.

Les Islanders restent confiants 

Même s’ils se sont inclinés dans la controverse, dimanche, les Islanders de Charlottetown sont déjà passés à autre chose.

Rappelons qu’une pénalité controversée à Xavier Simoneau alors qu’il restait 1 min 11 s à la troisième période et que les Islanders étaient en avant 3-2 a complètement changé le cours du deuxième match de la série finale. Pierrick Dubé a marqué sur l’avantage numérique pour créer l’égalité avant que Xavier Bourgault ne ferme les livres, en prolongation, pour donner une avance de 2-0 aux Cataractes.

Demeurer concentrés

« C’est simple : quoi qu’on en dise, cette décision ne nous a pas encore coûté la série, a répondu l’entraîneur-chef des Islanders, Jim Hulton. C’est terminé et ça ne compte plus maintenant. On ne peut pas revenir en arrière et on doit demeurer concentrés sur ce qui nous attend. Ç’a été notre mentalité toute l’année et ça ne changera pas. On veut demeurer dans le moment présent et ne pas se laisser emporter par les émotions. »

Il n’en demeure pas moins que les représentants de l’Île-du-Prince-Édouard ne se retrouvent pas dans une position idéale. Dans l’histoire, deux seules équipes sont parvenues à combler un déficit de 0-2 en finale de la Coupe du Président.

« Nous avons confiance en nos habiletés de gagner des matchs sur la route. On ne peut pas se cacher derrière la décision d’un officiel. Nous étions nerveux lors du match no 1, mais on a joué comme les Islanders savent le faire lors de la deuxième rencontre. On devra continuer de le faire. »

Vétérans

Ce soir, les Islanders disputeront le match le plus important de leur saison. Ils auront assurément besoin de l’apport de tout le monde, particulièrement de leurs vétérans, assure Hulton.

« Ils ont joué un rôle important tout au long de la saison et ils devront être à leur meilleur demain [mercredi soir]. Ce sont des gars calmes et en contrôle et ils devront l’être puisqu’il risque d’y avoir beaucoup d’ambiance dans l’aréna qui s’annonce plein à craquer. »

Même s’ils estiment avoir connu un bon match no 2 et que les statistiques avancées le prouvent, mentionne Hulton, les Islanders devront tout de même être meilleurs dans plusieurs facettes s’ils veulent éviter l’élimination rapide.

« Nos unités spéciales devront être meilleures, particulièrement notre désavantage numérique qui devra s’assurer de contrer leur premier trio. On devra aussi s’assurer de ne pas prendre des pénalités inutiles. »