Crédit : MARTIN ALARIE / AGENCE QMI / JOURNAL DE MONTREAL

Alouettes de Montréal

Marc-Antoine Dequoy a mérité de jouer

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Marc-Antoine Dequoy peut dire mission accomplie, puisqu’il sera le maraudeur partant des Alouettes de Montréal pour le premier match en saison régulière du club ce jeudi.

Il y a un peu plus de deux semaines, ce n’était pas le Québécois qui était pressenti pour être en action contre les Stampeders à Calgary. L’entraîneur-chef Khari Jones penchait plutôt pour un Américain à cette position.

«Les choses ont changé. Il était le meilleur candidat pour le poste», a indiqué Jones après la séance de lundi.

Bien conscient qu’il n’était pas le favori, Dequoy s’est assuré de profiter de toutes les occasions qui se sont présentées à lui. Après le premier match préparatoire, il a bénéficié d’une blessure à l’un de ses coéquipiers pour obtenir plus de répétitions. Il a aussi été défié en se voyant confier le poste de maraudeur pour la première demie du second duel de la présaison.

«Il [Dequoy] l’a mérité et a réussi de belles choses pour nous. On lui donnera donc l’occasion de jouer», a ajouté l’entraîneur-chef des Moineaux.

Pas une question de passeport

Si l’on se fie à l’entraînement de mardi, les «Als» auront huit joueurs canadiens comme partants au sein de leur formation à Calgary. Les règlements sur le ratio des athlètes nationaux dans la Ligue canadienne de football stipulent que les équipes doivent en avoir au moins sept.

«Si tu es un bon joueur, tu es un bon joueur. [La nationalité] n’a pas d’importance pour moi», a déclaré le coordonnateur en défensive, Barron Miles. Si tu peux jouer, tu joueras. J’essaie de garder ça simple. Je crois que la majorité des joueurs canadiens aiment évoluer sous mes ordres, car j’ai cette mentalité. Je ne regarde pas le passeport de mes joueurs.»

«Ça me rend tellement heureux de savoir que je suis dans une équipe où les entraîneurs ne prennent pas leurs décisions en fonction du ratio, a quant à lui dit Dequoy. C’est le meilleur joueur sur le terrain qui prime. [...] Ça veut dire beaucoup quand ton "coach" te voit pour le joueur que tu es. C’est quelque chose d’extraordinaire.»

Être en confiance

Celui qui dispute une deuxième saison chez les professionnels en 2022 est persuadé qu’il a gagné son poste en restant fort entre les deux oreilles.

«Quand le camp s’est amorcé, le poste était ouvert. C’est le meilleur [joueur] qui allait l’obtenir. On m’avait dit que je n’étais pas le partant au début du camp. Je me devais tout de même de rester concentré», a affirmé Dequoy.

«L’an dernier, j’avais le sentiment que je pouvais être l’un des partants. J’ai maintenant l’impression que c'est ma position à moi. Je suis en confiance et c’est important de l’être pour que tes coéquipiers aient confiance en toi.»

Dequoy et ses acolytes des Alouettes se dirigeront maintenant vers l’Alberta, eux qui doivent s’entraîner au McMahon Stadium, mercredi.