Crédit : Photo le Journal de Montréal, Martin Chevalier

Alouettes de Montréal

Alouettes: les spéculations terminées

Publié | Mis à jour

Le temps des spéculations est terminé: Vernon Adams fils sera le quart-arrière partant des Alouettes de Montréal, du moins pour amorcer la saison, jeudi contre les Stampeders à Calgary.

Malgré une performance de trois interceptions lors du dernier match préparatoire contre le Rouge et Noir d’Ottawa, l’entraîneur-chef Khari Jones n’a jamais douté de celui qui a été son homme de confiance au cours des deux dernières saisons. 

«Il est notre quart-arrière partant, a statué le pilote, lundi au terme de la séance d’entraînement des siens à Montréal. Il a vraiment eu un camp d’entraînement exceptionnel. Nous avons vraiment aimé ce que nous avons vu de lui. Trevor [Harris] et lui ont tous les deux très bien joué.» 

Le fait qu’il connaisse bien le système et qu’il soit en mesure de se débrouiller avec ses jambes a certainement joué en la faveur d’Adams. 

«Je sens simplement que Vernon est la bonne personne pour le travail, a expliqué Jones. Il est dans le système depuis longtemps. Il peut faire des jeux de l’intérieur et de l’extérieur de la pochette. Il a gagné des matchs. Alors, nous nous sentons très bien qu’il soit notre partant et nous nous sentons bien que Trevor soit là aussi.» 

Un travail d’équipe 

Quoi qu’il en soit, il faut s’attendre à voir Harris sur le terrain à un moment ou un autre. Lorsque ce ne sera pas le cas, il pourra certainement donner un coup de main à l’équipe malgré tout, notamment en conseillant Adams. 

«Il sera bon pour Vernon et ils seront bons l’un pour l’autre, a fait valoir l’instructeur. C’est ce pour quoi je suis très excité. J’ai vu leurs interactions pendant le camp et c’était formidable. Ils sont en compétition l’un avec l’autre, mais ils travaillent également ensemble. C’est ce que nous voulons.» 

«Vous avez besoin de [beaucoup de] joueurs au cours d’une saison de 18 matchs. Je suis sûr qu’il y aura des moments où on fera appel à d’autres pour quelque raison que ce soit.» 

Pas de doute 

Si l’identité du quart partant a été au cœur des discussions chez les amateurs comme les journalistes, le principal intéressé n’a jamais eu peur de perdre les rênes de l'attaque. 

«Il n’y avait pas de doute dans mon esprit, a déclaré d’entrée de jeu Adams. Je ne dis pas ça d’une façon arrogante. [Trevor] est un grand quart, très compétitif, et nous nous rendons meilleurs l’un l’autre. C’est un sport d’équipe et nous travaillons tous pour le même objectif.» 

Ayant principalement travaillé avec de jeunes quarts à Montréal, Adams est maintenant bien heureux de pouvoir compter sur Harris, 36 ans et deux fois champion de la coupe Grey. Il ouvrira ses oreilles toutes grandes pour profiter de son expertise. 

«Il a tant d’expérience, a reconnu Adams. Il a été dans l’équipe d’étoiles, c’est un champion et tout. Nous sommes tous là pour apprendre, et vous ne pouvez jamais arrêter d’apprendre. Il me pousse, il m’aide, et je sais qu’il sera prêt si quoi que ce soit arrive.» 

«Il m’aide tellement. C’est un bon gars. Nous serons tous les deux prêts.» 

Trois-Rivières: opération réussie 

Par ailleurs, la décision des Alouettes de Montréal d’organiser le camp d’entraînement à Trois-Rivières s’est avérée très bénéfique pour la chimie de l’équipe, parole de Kristian Matte. 

Loin de la métropole, les joueurs ont en effet eu l’occasion de se fréquenter beaucoup plus qu’à l’habitude. Que ce soit par l’entremise de parties de cartes ou de sorties au restaurant, ils ont pu créer des liens plus forts qui devraient les aider pour la saison à venir. 

«C’est toujours bon de sortir de la ville pour le camp, a fait valoir Matte. Je pense que ça fait en sorte que les gars passent plus de temps ensemble. L’énergie, je trouve ça super. On a un groupe de vétérans qui savent ce qu’il faut pour gagner. On est confiants, on est heureux, et on a hâte de progresser au prochain niveau.» 

Côté préparation, les choses avaient bien mal commencé en raison de la grève des joueurs lors des négociations pour la nouvelle convention collective. Ce conflit de travail a toutefois permis aux joueurs de passer encore plus de temps ensemble en dehors du terrain. 

Matte espère que cette situation sera bénéfique, avançant que c’est souvent l’esprit d’équipe qui distingue les bonnes équipes des meilleures. 

«Quand on est isolés, ça nous donne la chance de sortir manger ensemble, a illustré Matte. On était dans des appartements ensemble. Donc, on se tenait ensemble beaucoup. Et cette année, ça a commencé avec la grève. Donc, beaucoup de temps ensemble, et je pense que pour une équipe de football, pour avoir une coche au-dessus des autres, c’est vraiment au niveau de la chimie de l’équipe.» 

«Il n’y a pas de cliques dans notre équipe. Tout le monde est ensemble et tout le monde fonce vers la même chose.»