Crédit : Martin Chevalier / JdeM

Alouettes de Montréal

L’art de ressortir du lot au bon moment

Publié | Mis à jour

N’eut été de son électrisante performance contre le Rouge et Noir d’Ottawa, est-ce que le joueur de ligne défensive Brock Gowanlock aurait survécu à la dernière vague de coupures chez les Alouettes de Montréal?

Seulement l’état-major du club de la Belle Province peut répondre à cette question, mais parions que les trois sacs du quart et le ballon que le jeune homme de 25 ans a récupéré lors du dernier affrontement préparatoire des siens ont facilité la décision.

«C’était plaisant de le voir aller. Il était agressif dès que le ballon était levé et c’est ce que nous voulions voir», a dit l’entraîneur-chef Khari Jones vendredi, après le duel contre la formation ottavienne.

Gowanlock n’avait pas vraiment eu l’occasion de se démarquer avant de devenir le tortionnaire des quarts-arrière du Rouge et Noir.

«Il était un petit peu blessé pendant le camp, a indiqué Jones. Nous n’avons pas eu la chance de le voir beaucoup. Il y a également des choses qu’il ne pouvait pas faire pendant le camp. Nos joueurs ne peuvent pas vraiment frapper de toutes leurs forces nos quarts-arrière. C’est un désavantage pour les joueurs de ligne défensive.»

Un succès partagé

Sur un nuage après avoir contribué à la victoire de 27 à 26 des siens, Gowanlock a voulu partager son succès.

«Il faut que je donne du crédit à mes coéquipiers. Ce n’était pas des jeux individuels», a-t-il tenu à souligner d’entrée de jeu.

«Il y a tellement de talent parmi les joueurs de ligne défensive de l’équipe. Juste de côtoyer les gars me donne beaucoup de confiance. J’apprends des meilleurs et je suis chanceux de jouer avec eux.»

Le natif de la Colombie-Britannique a été l’un des deux joueurs sélectionnés par les Alouettes en huitième ronde du repêchage de 2020. Il avait participé au camp d’entraînement des Moineaux en 2021, mais contrairement à cette année, il n’avait pas été en mesure de se faire une place parmi les 45 réguliers du club. Le gaillard de 6 pi 3 po et 230 lb était donc retourné avec les Bisons du Manitoba pour disputer une dernière campagne au niveau universitaire.

À la découverte de la culture québécoise

Questionné sur ses impressions par rapport à ce deuxième camp d’entraînement chez les pros, Gowanlock a révélé une facette de sa personnalité.

«J’aime beaucoup découvrir de nouvelles cultures. Quand j’ai été repêché, j’étais très excité d’éventuellement découvrir la culture québécoise. J’étais aussi très intrigué de vivre le camp dans une plus petite municipalité de la province [Trois-Rivières]. J’ai adoré mon expérience là-bas et je ne pouvais pas demander mieux.»

Si tout se déroule rondement pour Gowanlock dans les prochaines semaines, il aura l’occasion de découvrir tout ce que la métropole québécoise à offrir culturellement.

«Je ne voudrais pas jouer ailleurs au Canada ou dans le monde. Les Alouettes m’ont repêché et je suis très reconnaissant d’avoir l’opportunité de jouer pour cette organisation.»