Crédit : Martin Chevalier / JdeM

Alouettes de Montréal

Lutte à finir entre Vernon Adams fils et Trevor Harris?

Publié | Mis à jour

À tort ou à raison, on peut y voir un dernier match préparatoire qui pourrait déterminer qui sera le quart-arrière numéro 1 des Alouettes de Montréal pour entamer la prochaine saison : Vernon Adams fils ou Trevor Harris?

Les deux quart-arrière devraient effectivement voir de l’action, ce vendredi soir au Stade Percival-Molson, contre le Rouge et Noir d’Ottawa. Pour l’entraîneur-chef Khari Jones, l’objectif d’utiliser partiellement les deux hommes cadre surtout avec la nécessité de négocier avec le présent calendrier. 

«Nous aurons une courte semaine avant le premier match de la saison, le 9 juin, à Calgary», a noté Jones, jeudi, en prévision du voyage suivant en Alberta.

À l’instar des quarts-arrière, le plus important pour l’entraîneur-chef demeure que son équipe soit fin prête pour affronter les Stampeders éventuellement. Ainsi, il serait surprenant que le demi offensif William Stanback, toujours incommodé par une légère blessure au bas du corps, soit en uniforme.

«Je ne crois pas qu’il jouera, il est encore un peu ennuyé et le but est qu’il soit en mesure de jouer face aux Stampeders pour entamer la saison, c’est ce qui compte», a reconnu Jones.

Portes ouvertes pour les demis à l’attaque 

Comme ce fut le cas le week-end dernier à Hamilton, lors de la partie préparatoire perdue par le pointage de 25 à 23 face aux Tiger-Cats, le rendez-vous face au Rouge et Noir servira à tester la profondeur de l’équipe aux différentes positions.

Si plusieurs luttes demeurent en défensive, la possible absence de Stanback risque de laisser la place aux autres porteurs de ballon. Parmi ceux-ci, le Canadien Jeshrun Antwi semble dans les bonnes grâces de l’entraîneur.

«Il fait très bien, il devient tranquillement un vétéran et démontre de l’intelligence sur le terrain», a indiqué Jones à propos d’Antwi.

Avec lui, les Alouettes s’offrent le luxe d’avoir un Canadien comme demi offensif. Chez les Américains, le vétéran De’Lance Turner doit encore prouver qu’il peut appuyer Stanback, tandis que le jeune Jordan Scarlett espère mêler les cartes.

Trio de quarts à Ottawa 

Concernant le Rouge et Noir, il s’agira aussi d’un second et dernier match préparatoire après une victoire de 23 à 17 obtenue contre les Argonauts de Toronto, vendredi dernier.

Jeremiah Masoli, Caleb Evans et Tyrie Adams avaient alors été les trois quarts-arrière utilisés par la formation ottavienne. Là-bas aussi, la situation des quarts parvient à alimenter certains débats. Une réalité demeure : avec les blessures possibles, chaque équipe a besoin de plusieurs bons quarts dans la Ligue canadienne de football.

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Jeshrun Antwi : des Dinos aux Alouettes 

Les plus fervents amateurs de football universitaire canadien se souviennent sans doute du porteur de ballon Jeshrun Antwi. L’ancien des Dinos de l’Université de Calgary avait donné bien des maux de tête au Rouge et Or de l’Université Laval, en novembre 2016, lors de la finale de la Coupe Vanier.

Antwi avait alors 19 ans. Malgré ses 177 verges de gains amassées par la voie terrestre, son équipe avait perdu 31 à 26.

«C’était un bon match pour moi personnellement, mais au final, nous n’avions pu obtenir la victoire, s’est souvenu Antwi, jeudi, au terme de l’entraînement des Alouettes de Montréal. J’ai beaucoup appris ce jour-là sur l’importance de se concentrer sur un jeu à la fois et de jouer pendant les 60 minutes.»

Crédit photo : PHOTO COURTOISIE / Dominick Gravel / Alouettes de Montréal

Savoir tout faire 

Natif du Ghana et ayant passé son adolescence dans la région de Calgary, Antwi en est à sa deuxième saison avec le club montréalais. S’il tient de bons mots à l’endroit de l’entraîneur québécois André Bolduc, qui s’occupe des demis à l’attaque, le jeune homme de 24 ans convient que Gino DiVicentis a été un mentor important pour lui chez les Dinos.

«Plusieurs se concentrent sur le fait qu’un demi offensif doit courir avec le ballon, mais c’est primordial de savoir tout faire : courir, attraper et bloquer. Gino insistait beaucoup sur cet aspect et André me le répète à son tour», a-t-il mentionné.

Retrouver le rythme 

La semaine dernière, pendant le match préparatoire disputé à Hamilton, Antwi a été limité à six verges de gains au sol en trois portées. Il n’a pu non plus se signaler par la voie des airs.

«Je pense avoir joué de la bonne façon, je n’ai pas été bon, ni mauvais», a-t-il commenté, rappelant que les parties préparatoires, où une panoplie de joueurs sont utilisés, servent à retrouver tranquillement le rythme.