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Alouettes de Montréal

Un rêve devenu réalité pour Hergy Mayala

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Pour bien des gens, le match préparatoire de samedi contre les Tiger-Cats de Hamilton n’avait que peu d’importance. Mais pour Hergy Mayala, qui portait l’uniforme des Alouettes de Montréal pour la toute première fois, il s’agissait d’un moment inoubliable.

Né au Congo, Mayala a grandi à Montréal. Petit, il regardait les Alouettes à la télévision. Il a donc réalisé un rêve d’enfance lorsqu’il a enfilé le maillot bleu, blanc et rouge.

«J’ai vu les Alouettes jouer toute ma vie. D’avoir la chance de porter les couleurs, je crois qu’à date, dans ma vie, c’est mon plus beau moment», a-t-il lancé lundi après l’entraînement des siens, à Trois-Rivières.

Satisfait

Évidemment, il n’était pas question de se laisser submerger par les émotions. Le moment était grand, mais l’enjeu l'était tout autant; il a été l’un de 14 joueurs à capter au moins une passe, et une bonne partie d’entre eux n’ont aucune garantie d’être de la formation partante en saison régulière.

Mayala a capté deux passes pour 19 verges, dont neuf après l’attrapé. Il croit ainsi avoir démontré de belles choses.

«Je suis [satisfait], a-t-il laissé savoir. Évidemment, il y a plein de joueurs [en match préparatoire], alors je n’ai pas eu la chance de jouer plus d'un quart. J’ai eu la chance d’attraper la balle deux fois, et je pense que j’ai laissé une bonne impression.»

Si Danny Maciocia ne lui a fait aucune promesse lorsqu’il a paraphé son contrat avec les Moineaux, Mayala entend bien profiter de chaque opportunité qu’on lui donnera pour prouver sa valeur.

En ce sens, une chose est certaine: il a confiance en ses moyens.

«Je veux montrer que je suis un receveur de qualité. L’un des meilleurs de la ligue, sinon le meilleur, s'est-il targué. Je pense qu’avec l’équipe qu’on a et les quarts qu’on a, j’ai de très bonnes chances de faire ça.»

Optimisme

Mayala en sera à sa troisième saison dans la Ligue canadienne de football (LCF) après deux ans avec les Stampeders de Calgary. Il a totalisé 67 attrapés pour 846 verges et cinq majeurs en 29 parties.

Mais comme joueur canadien, il s’est souvent retrouvé loin de la balle. C’était particulièrement le cas au cours de sa deuxième campagne en Alberta, où il a hérité d’un rôle moins important.

«Ma deuxième année, mes chiffres sont allés vers le bas, s’est-il désolé. On est entré dans une situation où il fallait que quelqu’un joue le rôle moins important. Malheureusement, c’est tombé sur moi.»

Les blessures et les circonstances ne lui ont pas permis d’être plus impliqué, mais les choses pourraient changer cette année pour les receveurs éloignés.

En effet, une série de changements au livre de règlements a fait passer la distance entre les traits hachurés de 17 à neuf verges. Il s’agit d’une bonne nouvelle notamment pour les joueurs canadiens, selon Mayala, puisqu’ils seront moins loin du quart au moment où le ballon est mis en jeu.

«Quand on est allé sur le terrain [pour la première fois], je pensais qu'il avait l'air bien plus petit!» s’est exclamé le receveur, à propos de la nouvelle configuration.

Les Alouettes disputeront un deuxième et dernier match préparatoire vendredi en accueillant le Rouge et Noir d’Ottawa, vendredi. Par la suite, Malaya retrouvera ses anciens coéquipiers des Stampeders en lever de rideau du calendrier régulier, le 9 juin à Calgary, avec la ferme intention de décrocher la victoire.