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Tennis

Roland-Garros: Auger-Aliassime et Fernandez poursuivent leur route

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PARIS - Les joueurs se plaisent à dire qu’en Grand Chelem, les matchs se suivent mais ne se ressemblent pas. Et ce fut le cas pour Félix Auger-Aliassime qui, après en avoir arraché au premier tour dimanche, était de retour en grande forme mercredi.

Le Québécois, neuvième favori à Roland-Garros, a offert une belle leçon de tennis au qualifié argentin Camilo Ugo Carabelli, contre qui il a eu le meilleur 6-0, 6-3 et 6-4, en 2 h 15 min de jeu.      

«Qu'est-ce que l'on peut espérer de mieux après mon match de premier tour que de remporter le premier set 6-0? s’est interrogé le jeune joueur. C'est la meilleure manière de commencer une rencontre, en particulier dans un Grand Chelem, au meilleur des cinq sets!»

Un autre scénario  

Dimanche sur le Philippe-Chatrier, face à un autre qualifié, le Péruvien Juan Pablo Varillas, Félix a mis deux manches et demie à trouver ses repères.

Il a retrouvé sa touche juste à temps pour combler un déficit de deux manches à zéro pour la première fois de sa carrière... et pour gagner un premier match à vie à Roland-Garros.

Le scénario a été tout autre mercredi sur le court 7, contre le 155e joueur au monde. Le terrain était peut-être plus petit que le central, mais les lignes semblaient plus éloignées pour le Québécois, qui a réussi pas moins de 41 coups gagnants, a cogné huit as et n’a pas été brisé de toute la rencontre.

Toujours plus dur  

Mais malgré cette performance quasi sans faille – sauf peut-être ses 37 fautes directes - Auger-Aliassime ne compte pas se réjouir trop longtemps.

Son attention se porte maintenant sur le match de vendredi, dans lequel il affrontera le Serbe Filip Krajinovic. Le 55e joueur mondial a renversé au premier tour le 17e favori à Paris, l’Américain Reilly Opelka.

«À partir du prochain match, ça va chaque fois être de plus en plus difficile. C'est un peu comme ça à chaque tournoi, surtout les Grands Chelems», a analysé le joueur de 21 ans.

«[Mercredi], il y avait des choses positives, des choses qui ne m'ont pas satisfait non plus. J'ai réussi à gagner tous mes jeux de service. C'est déjà une bonne chose. Mais gagner en trois sets, c'était le plus important.»

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Fernandez avance aussi      

Leylah Fernandez affiche une forme splendide depuis le début de ce Roland-Garros. Après une victoire convaincante au premier tour, la petite gauchère a déroulé mercredi face à la Tchèque Katerina Siniakova, pourtant plutôt habile sur terre battue.

La Québécoise n’irait pas jusqu’à dire qu’elle a joué son meilleur match de l’année contre la 55e mondiale, mais elle s’est réjouie d’avoir disputé un tennis agressif dans cette victoire de 6-3 et 6-2, acquise en seulement 1 h 11 min.

«Je suis très contente de mon niveau de jeu, a pointé Leylah en conférence de presse. Je sais que je peux jouer beaucoup mieux avec le pourcentage de service que j'ai [68 % pour tout le match et 77 % à la deuxième manche].»

«Je me suis sentie plus à l'aise que lors du premier match [face à la Française Kristina Mladenovic, 107e au monde], ce qui était le but, a-t-elle ajouté. Je pense que j'ai bien joué, surtout lors des points cruciaux pendant le premier set.»

Un premier vrai test 

Après deux matchs contre des adversaires moins bien classées qu’elle, les choses se corseront vendredi pour la 17e favorite. Ainsi va la vie en Grand Chelem : au troisième tour, à moins de surprises, les têtes de série commencent à se croiser.

Certes, Leylah aurait pu se mesurer à sa compatriote Bianca Andreescu, 72e mondiale, mais cette dernière s’est inclinée mercredi devant la Suisse Belinda Bencic, 14e favorite à Paris.

C’est celle-ci que la joueuse de 19 ans affrontera au troisième tour. Les deux joueuses ont été adversaires une fois : en qualification de la Coupe Billie Jean King, il y a deux ans, et à la surprise générale, la jeune Leylah l’avait emporté.

Fernandez ne savait pas encore qui elle affronterait au moment de rencontrer la presse.

Mais sa compatriote Andreescu avait un conseil pour elle : «Personnellement, mon plan de jeu était vraiment de rester agressive dès le départ. Si elle arrive à faire cela et se battre jusqu'au bout, je pense qu'elle peut gagner [contre Bencic].»

Et tombent les têtes 

Bencic constituera un bon test pour Leylah, mais autour d’elle, plusieurs têtes de série sont déjà tombées. En fait, quatre des 10 premières joueuses au monde ont déjà fait leurs bagages : la Tchèque Barbora Krajcikova (2), la Grecque Maria Sakkari (4), l’Estonienne Anna Kontaveit (5) et la Tunisienne Ons Jabeur (6).

De quoi ouvrir un peu le tableau autour de la Lavalloise... qui dit ne pas s’en soucier. Ou, du moins, tenter de ne pas s’en soucier.

«Durant un tournoi, je veux me concentrer sur moi-même, a-t-elle dit. Je veux m'améliorer à chaque match et apprécier le temps que j'ai sur le court.»

«Mais, a-t-elle ajouté, sourire en coin, c'est un peu difficile parce qu'à la télé, partout, les "scores" sont affichés. Du coin de l'œil, je regarde, mais je n'essaie pas de suivre les matchs!»