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Tennis

Andreescu sans réponse

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La Canadienne Bianca Andreescu était déçue quand elle s’est présentée devant les journalistes mercredi, environ une heure après s’être inclinée 6-2 et 6-4 devant la Suissesse Belinda Bencic.

Déçue de son match, déçue d’avoir cumulé les fautes directes, déçue de ne pas avoir de sensation sur le Philippe-Chatrier, alors que le court central de Roland-Garros lui avait été offert pour cette confrontation contre la 14e favorite.

Mais surtout, déçue de voir que la belle séquence amorcée lors de son retour au jeu à Stuttgart, après une pause de cinq mois, l’avait finalement menée à ce résultat.

Après deux rondes des 16 et un quart de finale dans les semaines avant Paris, Andreescu avait eu l’impression de s’être bien préparée pour ce tournoi du Grand Chelem.

Mais maintenant, l’ex-numéro 4 au monde, chutée au 72e rang notamment en raison du temps d’arrêt qu’elle a pris pour se ressourcer, croit que le moment est venu de retourner à la table à dessin.

«J’ai eu des moments intéressants dans ce match, mais, vraiment, je ne sais pas quoi dire [sur ce qui a cloché dans ce match], a expliqué l’Ontarienne de 21 ans, visiblement abattue. Je n’y ai pas vraiment encore réfléchi et j'essaie de ne pas trop y penser pour l’instant.»

Poussée ratée

La Canadienne a bien tenté une poussée à la fin du deuxième set. Elle était tout près de réaliser un bris crucial qui lui aurait permis de prolonger la bataille face à Bencic, elle aussi une ancienne quatrième mondiale. Mais le mal était déjà fait.

Pas la faute aux papillons

Après son premier match contre la qualifiée belge Ysaline Bonaventure, 168e mondiale, Andreescu avait admis s’être sentie nerveuse en début de la rencontre.

Comme elle avait fait l’impasse sur les Internationaux d’Australie, elle disputait à Paris un premier tournoi majeur en neuf mois.

Mais les papillons étaient disparus mercredi, a-t-elle assuré.

«Je ne sais pas ce qui s’est passé. J'ai l'impression d’avoir fait tout ce que je pouvais, mais il n'y a rien qui a fonctionné», a regretté Andreescu.