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Un marathon de 48h aussi éreintant qu’important à Tampa

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Les 48 prochaines heures s’annoncent éreintantes pour le Lightning de Tampa Bay et les Panthers de la Floride, qui joueront deux matchs en autant de jours, dimanche et lundi, au Amalie Arena.

Cette situation plutôt inhabituelle en séries éliminatoires est due à un concert de musique, qui aura lieu dans l’amphithéâtre du Lightning, samedi. 

TVA Sports 2 et TVA Sports direct présenteront le match no 3 de la série Panthers-Lightning dès 13h30 dimanche. 

Cela signifie aussi que les deux formations ont profité d’une journée de repos supplémentaire entre le deuxième et le troisième duel.

«Je suis certain que chaque équipe va bénéficier du repos, parce que c’est dur de jouer deux matchs en deux jours, même si l’un d’entre eux [le troisième], a lieu en après-midi, de dire l’entraîneur-chef du Lightning Jon Cooper, en conférence de presse, samedi. Ça vous rattrape assez rapidement, donc c’est bien d’avoir un peu de repos avant.»

Le Lightning se présentera toutefois devant ses partisans avec moins de pression sur les épaules que ses rivaux floridiens, qui ont baissé pavillon lors de chacun de leurs matchs au FLA Live Arena, ce qui leur vaut de tirer de l’arrière 2-0 dans cette série. Néanmoins, les hommes de l’entraîneur-chef Andrew Brunette gardent la tête haute.

«Nous savons que c’est possible et ça doit commencer avec cette façon de penser, a ajouté le défenseur Aaron Ekblad. Vous avez vu [les Rangers de] New York combler un retard de 1-3 [dans leur série de premier tour contre les Penguins de Pittsburgh], ce qui est relativement similaire à 0-2, et même plus éprouvant. 

«C’est 2-0, nous faisons face à de l’adversité et nous sommes confiants de pouvoir jouer un fort match [dimanche].

«Ce ne sera pas facile et personne ne dit le contraire, c’est du hockey des séries éliminatoires. La difficulté est ce qui rend la chose plaisante, a appuyé Sam Bennett. Nous savons que ce sera difficile, mais nous sommes prêts à y mettre les efforts.»

L’importance des unités spéciales 

Nul besoin de faire des fouilles approfondies pour expliquer la raison des récents insuccès des Panthers. Ces derniers n’ont pas touché la cible une fois en 25 occasions en avantage numérique lors des présentes séries. En deux matchs contre le Lightning, ils ont fait chou blanc en sept tentatives.

Du crédit doit aussi être attribué au désavantage numérique du Lightning, qui avait réduit au silence les Maple Leafs de Toronto en première ronde, avec un pourcentage d’efficacité de 85,7 %. 

Crédit photo : Photo AFP

Avec les récents succès face à leurs rivaux de la Floride, les hommes de Jon Cooper ont fait grimper ce pourcentage à 88,6 %, le quatrième meilleur du circuit Bettman, derrière les Capitals de Washington (100%), les Stars de Dallas (91,7%) et les Flames de Calgary (91,2%).

«Tu as besoin d’une bonne chimie entre les deux attaquants et nos défenseurs bloquent des lancers sur des jeux qui auraient pu être des buts, a convenu Alex Killorn. Nous avons un système avec quelques zones grises, mais c’est majoritairement noir ou blanc.»

Toujours sans Point 

C’est visiblement sans Brayden Point que le Lightning amorcera cette séquence de deux matchs en deux jours. Questionné sur l’état de santé de son attaquant, Cooper s’est montré évasif, mentionnant qu’il était «quasiment assuré» de rater le match de dimanche.

Même à long terme, dans l’éventualité où la série se prolonge, le retour au jeu du patineur de 26 ans semble incertain. «Nous verrons», a-t-il simplement lancé.