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Les Remparts dans le carré d’as

Publié | Mis à jour

Avant le départ pour Rimouski, Patrick Roy avait mentionné espérer que l’un de ses deux gardiens lui force la main. Vendredi, William Rousseau a fait un pas dans cette direction puisque son brio a permis aux Remparts d’accéder au carré d’as grâce à une victoire de 5-2 sur l’Océanic de Rimouski dans le quatrième match de la série quart de finale.

Rousseau a été particulièrement étincelant en première période, dominée par un Océanic qui n’avait pas l’intention de voir sa saison prendre fin. Malgré tout, les Diables rouges ont été en mesure de retraiter au vestiaire avec un retard de seulement 1-0, après un but de toute beauté de William Dumoulin.

«Il a été extraordinaire, a mentionné Patrick Roy. Il a été la raison pour laquelle on a pu rester dans ce match-là en première période. Je ne me rappelle pas la dernière fois qu’on a donné dix chances de marquer en première période.»

«Je me suis fié sur mon positionnement en première période et j’ai gardé ça simple, a ajouté Rousseau. Je me suis mis le plus possible devant la rondelle et je ne donnais pas de retour. Je contrôlais le match.»

Cette confiance, Rousseau estime qu’elle vient entre autres du fait qu’il avait également joué le match no. 3, jeudi.

«Je suis un gardien qui aime la constance. J’ai joué hier et, aujourd’hui, en première, je voyais la rondelle. C’était comme un ballon de plage.»

Adversité

Encore une fois, le match a été beaucoup plus serré que le pointage ne l’indique. Après une première période difficile, les Remparts ont frappé rapidement en début de deuxième – dès la 36e seconde – grâce à James Malatesta.

«On a connu une première période vraiment ordinaire, a reconnu Théo Rochette. Après la période, on s’est parlé, on ne voulait pas un match no. 5 donc on a vraiment sorti fort en deuxième et à partir de là, on avait le momentum.»

Patrick Roy a fait partie de ceux qui ont pris la parole dans le vestiaire.

«Souvent, Larry Robinson entrait dans le vestiaire quand on jouait à Boston et il disait que si on réussissait à passer à travers la tempête et qu’on tirait de l’arrière juste par un but, on pouvait aller chercher le match.»

Après le but de Malatesta, Viljami Marjala a donné les devants aux Remparts avant la fin de la deuxième, puis Louis Crevier a fait mal à l’Océanic après seulement 15 secondes d’écoulées au troisième tier d’un plomb qui faisait 3-1 Québec.

«Ce sont des buts de séries. Ce ne sont jamais des gros pointages et chaque but fait mal. En début de période, ça peut calmer la foule un peu puisque c’est très bruyant ici», reconnaissait Crevier.

En bref

Théo Rochette est arrivé au banc des Remparts quelques minutes après le début du match, blessé on ne sait trop où. Ce dernier, tout comme Patrick Roy, ont laissé planer le mystère après la rencontre.

«Un problème d’équipement», a mentionné Rochette, sourire en coin.

Ce que Roy a corroboré, avec sarcasme.

«Il avait un problème de patin. Un patin, c’est toujours plus difficile.»

Chose certaine, Rochette, son «problème de patin» et son trio n’ont pas été aussi dominants qu’à l’habitude face à Rimouski. Ce qui n’inquiète pas Roy outre mesure.

«J’ai confiance que ça va être eux qui vont faire la différence dans la prochaine série, c’est comme ça qui faut le voir», a-t-il mentionné.

Les Remparts auront rendez-vous avec les Cataractes de Shawinigan en demi-finale. La série débutera mercredi prochain, au Centre Vidéotron.