Crédit : PHOTO COURTOISIE / ALOUETTES DE MONTRÉAL

Alouettes de Montréal

Moins stressant pour David Côté

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Le botteur David Côté affiche déjà l’attitude d’un vétéran au camp d’entraînement des Alouettes. Du moins, l’athlète originaire de Québec est beaucoup plus à l’aise que l’an dernier, alors qu’il en était à son premier camp professionnel avec le club montréalais.

«Disons que je sais plus comment ça fonctionne, c’est moins d’inconnu, c’est moins stressant, a indiqué Côté, vendredi, après l’entraînement matinal tenu au stade du Cégep de Trois-Rivières. Je peux simplement me concentrer sur une seule chose : botter le ballon.»

L’ancien porte-couleurs du Rouge et Or de l’Université Laval, aujourd'hui âgé de 25 ans, se souvient très bien de sa première journée au camp d’entraînement des Alouettes, en 2021, quand il s’était présenté au Stade olympique pour passer au vestiaire de l’équipe.

«On m’avait dit que c’était au sous-sol du Stade olympique, mais je ne savais pas trop par où passer, a-t-il raconté, en riant. La dernière fois que j’avais mis les pieds là, c’était en 2008. Je venais juste d’avoir 12 ans et c’était la finale de la Coupe Grey entre les Alouettes et les Stampeders de Calgary.»

À l’époque, le jeune David ne se doutait certainement pas qu’il y reviendrait un jour pour devenir joueur de football professionnel.

Rien à la légère

Après avoir réussi à percer la formation des Alouettes l’an dernier, Côté ne prend toutefois pas son poste pour acquis durant le présent camp à Trois-Rivières. Il se retrouve notamment en lutte avec le botteur américain Andrew Foster, un joueur issu de l’Université Morehead State, au Kentucky. L’Australien Joseph Zema, spécialisé dans les bottés de dégagement, est par ailleurs de retour.

«J’ai la même mentalité, je sais que je dois travailler comme si c’était ma première année au camp, a indiqué Côté. Tu ne peux pas t’asseoir et prendre ça à la légère.»

À sa première campagne avec les Alouettes, le botteur avait réussi 32 placements en 39 tentatives. Il a notamment réalisé neuf bottés de 40 verges ou plus entre les poteaux.

L’athlète précise avoir suivi un bon programme d’entraînement, axé sur l’explosion, durant la saison morte. Il a aussi visité fréquemment le Complexe Chauveau pour botter des ballons, à l’intérieur. Tout près de là, Côté a également visité, le mois dernier, les étudiants de l’Académie St-Louis, son ancienne école secondaire. Il en avait alors profité pour dire aux élèves de croire en leurs rêves, tout en y mettant les efforts nécessaires.

Côté applique justement cette recette, ces jours-ci, au camp des Alouettes.

La NFL: le rêve ultime

David Côté assure que son vieux rêve d’évoluer un jour dans la NFL est loin de hanter ses pensées. Sa position de botteur pourrait toutefois laisser croire qu’il n’est pas encore trop tard pour lui, à 25 ans.

«Je ne suis même pas proche de penser à ça en ce moment, dit Côté, concentré sur son poste à conserver chez les Alouettes de Montréal. Ce serait mentir de dire que je n’y rêve plus. Tout joueur de football vise logiquement la plus grande ligue au monde et la NFL est la meilleure ligue dans notre sport.»

Au fil des ans, les botteurs Adam Vinatieri, Morten Anderson et Matt Bryant ont notamment prouvé qu’il était possible de jouer encore longtemps à cette position après avoir soufflé 40 bougies. Côté n’est toutefois pas celui qui se perd dans certaines illusions.

«Ce que je contrôle présentement, c’est de réussir mon prochain botté», indique plutôt le Québécois, avec sagesse.

Souvenirs de l’Alabama

Il fut un temps où le rêve américain était davantage présent dans l’esprit de Côté. À ce niveau, il se souvient d’un voyage en juin 2016 lors duquel, accompagné par son père Daniel, il avait pris part à un camp de botteurs à la prestigieuse université de l’Alabama, dans le décor de la formation Crimson Tide.

«Ça reste un beau souvenir, même si je n’avais pas été en mesure de me tailler une place, convient-il. C’était une très belle expérience.»

En repensant à ce voyage, Côté mentionne : «mes parents m’ont toujours soutenu et motivé dans ma carrière. Je pense à mon père Daniel, mais aussi à ma mère Linda [Giroux]. Je trouve ça important de le mentionner.»