CF Montréal

CF Montréal: il fallait juste être patient

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De façon générale, la patience est une vertu qui rapporte. Le CF Montréal est en train de le prouver à ses partisans qui s’inquiétaient quand l’équipe a amorcé la saison avec trois défaites.

Depuis ces trois revers, l’équipe n’a perdu aucune des huit rencontres suivantes et se retrouve désormais en première position de l’Association de l'Est après 11 matchs, une première depuis 2016.  

«En début d’année, on entendait les gens dire qu’ils s’attendaient à ce que la brigade défensive soit meilleure», se souvient Alistair Johnston qui se retrouve sur l’équipe de la semaine de la Major League Soccer (MLS).

«Mais ça prend du temps, on s’habituait à un nouveau système et nous apprenions à jouer ensemble», a rappelé l’arrière canadien.

Le rythme  

Johnston n’est jamais avare de ses mots quand vient le temps d’analyser les performances de l’équipe, du vrai bonbon pour les médias.

Il a donc souligné d’autres éléments qui font en sorte que l’équipe n’a accordé que cinq buts à ses six derniers matchs contre 14 dans les cinq précédents.

«[Sebastian] Breza a été incroyable au cours des dernières semaines, je crois qu’il a trouvé son rythme. [Rudy] Camacho est arrivé sans présaison et il semble maintenant en forme et fonctionne à pleine vapeur.

«Notre effectif démontre sa profondeur. Gabriele Corbo a pris la relève et je considère qu’il a été fantastique. Le match précédent, Zack Brault-Guillard est entré et a marqué un but et une passe en 15 minutes.»

Ce qui a changé surtout, c’est que l’équipe ne se met plus elle-même en difficulté avec des erreurs mentales.

«Il y a encore des choses à corriger, mais j’aime notre capacité à limiter les grosses occasions de marquer. Nous protégeons notre rectangle beaucoup mieux qu’en début de saison.»

Apprentissage  

Quand on pense à cette séquence de huit rencontres sans défaite dans la MLS, on a tendance à oublier qu’elle s’est amorcée par un match nul de 3 à 3 à Atlanta.

La raison est simple, l’équipe menait 3 à 1 et jouait avec un homme en plus à la suite d’un carton rouge à Dom Dwyer. Mais Atlanta a marqué deux fois en fin de match et ce verdict nul a laissé un goût de défaite dans la bouche de tout le monde.

«Ç’a été un tournant, affirme Johnston sans gêne. Nous avons eu de sérieuses conversations dans le vestiaire dans la semaine qui a suivi et nous sommes entrés dans la pause internationale, ce qui nous a donné du temps pour réfléchir et corriger ce qui n’allait pas.

«Avec le style de jeu que nous avons, nous ne pouvons pas nous asseoir sur une avance, nous devons continuer de pousser vers l’avant jusqu’à la fin du match, peu importe le pointage.»

Bien défendre  

Et justement, après cette rencontre on a vu une équipe qui s’est appliquée à contrôler le ballon, ce qui est une marotte pour Wilfried Nancy.

«À partir du moment où on commence à avoir moins la possession du ballon, j’ai des boutons», a-t-il en riant lundi midi.

«C’est un outil qui nous permet de contrôler le jeu et de défendre. Quand on prend des vagues de l’adversaire qui attaque, si on n’arrive pas à faire dix passes, au bout d’un moment ils vont attaquer encore.

«Dès qu’on subit un peu et qu’on arrive à enchaîner six ou sept passes, déjà on souffle un peu et l’équipe arrive à se repositionner correctement et après on peut attaquer et défendre en même temps.»

Une bonne frousse  

Nancy a par ailleurs été porteur d’une bonne nouvelle lundi en indiquant que Romell Quioto ne s’était blessé sérieusement à Charlotte samedi.

«Romell a eu plus de peur que de mal. Il sera opérationnel.»

Le Hondurien est allé sur le terrain une fois que ses coéquipiers ont été de retour au vestiaire lundi.

En Caroline, il a d’abord semblé se blesser à une jambe, mais a continué le match. Puis en passant à Djordje Mihailovic, qui a marqué en fin de première demie, il est lourdement tombé sur le gazon synthétique.

Nancy a indiqué qu’il avait mal à l’épaule droite et au cou, mais que ce n’était rien de grave.