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Le Rocket écrit l'histoire de belle façon

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Le Rocket de Laval a célébré en grand le premier match éliminatoire de l'histoire de la Place Bell, l'emportant 4 à 1 face au Crunch de Syracuse dans une ambiance survoltée, jeudi soir.

Le Rocket mène la série 2 à 1 et pourra envoyer ses rivaux en vacances dès samedi.

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«La foule était extraordinaire, a lancé après la rencontre Jean-Sébastien Dea, auteur de deux points. Ça fait longtemps que je suis dans la ligue et je n'ai jamais vu ça avant. On a tout donné jusqu'à la fin.»

Au plus grand bonheur de Jean-François Houle, le club-école du Canadien de Montréal n’est pas tombé dans le piège des émotions, se galvanisant de l’énergie des partisans.

«Notre équipe tend à être hors de contrôle parfois, mais j’ai trouvé qu’on a été très calme sur le banc», a noté l'entraîneur-chef.

On l’a vu lorsque des objets ont été lancés sur la glace après un but refusé à Xavier Ouellet, en troisième période. Au lieu d’imiter leurs partisans et faire preuve d’indiscipline, le Rocket a offert une raison aux Lavallois de célébrer quelques instants plus tard.

C'est Cédric Paquette qui a joué les héros, donnant les devants aux siens en avantage numérique en redirigeant habilement une passe de Dea. Les deux acteurs de cette réussite ont cloué le cercueil du Crunch en fin de rencontre en glissant chacun leur tour la rondelle dans une cage abandonnée.

Encore Primeau

Le Rocket a offert très peu de chances de marquer de qualité à ses adversaires pendant la rencontre, mais il peut tout de même dire merci à Cayden Primeau. Le jeune portier américain a excellé lors d'un deuxième départ consécutif, réussissant 22 parades.

«Je suis vraiment fier de lui, a enchaîné Houle au sujet de son homme de confiance. C’est difficile pour lui à Montréal, il essayait de retrouver sa confiance. C’est une bonne expérience pour lui.»

L’équipe de Syracuse a d'ailleurs attendu le début de la période médiane pour inscrire son seul but du match. Après un effort en demi-teinte de Paquette lors d’un deux contre un, Remi Elie a eu sa chance à l’autre bout de la patinoire et il ne l’a pas ratée.

Avant cela, le Crunch semblait pris de court par la véhémence des 10 000 partisans du Rocket en début de rencontre, offrant quatre jeux de puissance à leurs rivaux en première période.

Danick Martel s’est assuré de faire payer les hommes de Benoît Groulx dès qu’il en a eu l’occasion. Il a fait honneur à une savante passe de Sami Niku en décochant un puissant lancer sur réception qui n’a donné aucune chance à Maxime Lagacé.

«On a joué un bon match, a conclu Paquette. On a travaillé fort. On était la meilleure équipe. Il faut faire la même chose samedi.»