Crédit : Photo Louis Butcher

Repêchage de la LNH

Le CH a Wright au sommet de sa liste

Publié | Mis à jour

KINGSTON | Shane Wright a été le premier à engager la conversation mercredi, au cours de notre entretien privé d’une quinzaine de minutes au Leon’s Centre, le domicile du club de hockey des Frontenacs de Kingston, dans la ligue ontarienne de hockey junior majeur.

« Ça va bien ? » s’est-il informé au représentant du Journal en français.    

Est-ce là le témoignage qu’il se voit déjà dans l’uniforme du Canadien l’automne prochain ?

Celui qui est considéré comme le premier de classe de la prochaine séance de repêchage, à Montréal le 7 juillet, n’en démord pas.

« Je veux être le premier choix cette année et je mérite de l’être, souligne l’athlète de 18 ans. Et ça fait un petit bout de temps que je pense que cette première sélection m’appartient. »

« Je ne sens aucune pression d’être considéré comme le meilleur des joueurs de ma génération. J’ai prouvé dans le passé que j’avais toutes les habiletés pour être considéré le premier », d’indiquer ce centre de 6 pi et 1 po et 187 livres.

Après la période d’échauffement  

L’attaquant ontarien, originaire de Burlington, municipalité à trois heures de route de Kingston, a appris que le Tricolore avait acquis le premier rang quelques minutes avant le début du troisième match éliminatoire que son équipe a perdu mardi soir face au Battalion de North Bay.

« Mon entraîneur en chef [Luca Caputi] m’a fait venir à son bureau après la période d’échauffement pour m’annoncer que le CH avait gagné la loterie, de raconter Wright. Je souhaitais le savoir avant le match pour ne pas y penser pendant la rencontre. »

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Sa première réaction a été évidemment très favorable.

« Qui ne voudrait pas faire partie, dit-il, d’une organisation avec un palmarès aussi impressionnant et avec autant d’histoire ? »

Joueur exceptionnel à 15 ans  

Wright n’a pas de boule de cristal, ni bon nombre d’analystes de hockey qui prétendent, depuis quelques semaines maintenant, que Wright n’est plus le seul dans la course. 

Qu’un certain Logan Cooley pourrait venir notamment brouiller les cartes.

Un fait demeure, l’appel final reviendra au directeur général du Canadien.

Et, selon toute vraisemblance et des informations que nous avons obtenues au cours des derniers jours de la part de personnes influentes dans le monde du hockey, Kent Hughes ne changerait pas d’idée : Wright figurerait toujours au sommet de la liste des espoirs de la formation montréalaise. 

On se demande en effet comment le Canadien pourrait passer à côté d’une telle opportunité de sélectionner un joueur qui, aux yeux des observateurs et de recruteurs réputés, est voué à un bel avenir dans la Ligue nationale de hockey.

Shane Wright of the Kingston Frontenacs. Photo by Terry Wilson / OHL Images.
Crédit photo : Photo d’archives

Malgré le statut de joueur exceptionnel qu’il a obtenu à 15 ans pour évoluer dans la Ligue de hockey de l’Ontario (OHL), Wright n’est peut-être pas du calibre des John Tavares (2005), Aaron Ekblad (2011) et surtout Connor McDavid (2012) qui ont obtenu la même considération dans le passé. 

Ou même de Connor Bedard, produit de la Ligue de hockey de l’Ouest, que toutes les équipes convoiteront dans un an.

On ne parle pas d’un joueur de concession, mais, au risque de se répéter, Wright est le plus grand talent de la cuvée 2022.

Le scénario parfait  

« Si le Canadien fait de moi son premier choix, je serai le plus heureux, avoue-t-il. 

Montréal est un endroit incroyable pour jouer au hockey.

« En fait, ce serait le scénario parfait. J’ai toujours dit que je souhaiterais jouer au Centre Bell avec un uniforme du Canadien sur le dos, pas celui de l’équipe adverse.

« Je serais très flatté de porter les couleurs d’une si grande organisation qui fait partie des six équipes originales. Pour moi, ce serait un rêve devenu réalité. » 

Wright dit adorer Montréal, qu’il a visitée il y a quelques années, à l’occasion d’un tournoi printanier auquel il a participé. Il a aussi fait un tour guidé des installations et, notamment, du vestiaire du Canadien. 

« J’adore cette ville pour sa beauté, sa joie de vivre et la passion de son public envers le hockey, avance-t-il. Et cette pression médiatique dont on me parle ne m’effraie pas. Je sais toutefois que je devrai performer à ma juste valeur. »

Enfin, Wright n’en démord pas. Son stage dans les rangs juniors est terminé. L’automne prochain, c’est dans la LNH qu’il veut jouer. 

Et le numéro 51 qu’il porte avec les Frontenacs lui semble déjà réservé par le Canadien.