Crédit : PHOTO COURTOISIE / LIONS DE TROIS-RIVIÈRES

Lions de Trois-Rivières

Lions: une identité québécoise là pour rester

Publié | Mis à jour

Une écrasante majorité des joueurs qui ont joué pour les Lions de Trois-Rivières étaient québécois et francophones lors de la saison inaugurale de l’équipe de l'ECHL et la situation n’est pas appelée à changer.

Lors de son bilan de fin de saison, le directeur général Marc-André Bergeron a indiqué que l’identité demeurera la même, tout en apportant un bémol: le club doit rester attrayant pour les joueurs de toutes les origines.

«L’identité québécoise, c’est important, a rapidement statué l’ancien défenseur du Canadien de Montréal, lundi. Mais le hockey se fait quand même en anglais. On est une équipe professionnelle: on ne veut pas non plus s’empêcher d’être capable d’ajouter un joueur disponible parce qu’il a peur qu’on soit seulement francophone.»

«Mais les partisans peuvent rester sans crainte: les Lions vont toujours avoir des francophones et c’est certain qu’on va toujours être majoritairement québécois.»

Meilleur accueil

Évidemment, un processus d’expansion qui a mis l'équipe au monde signifie que l’organisation n’avait aucune base sur laquelle bâtir. Ainsi, plusieurs aspects, outre les opérations hockey, devront être améliorés, notamment d’un point de vue humain.

Dans un circuit n'étant pas nécessairement le plus séduisant, Bergeron et toute son organisation tenteront de peaufiner ces aspects afin de se donner de meilleurs arguments lorsque vient le temps de recruter.

«Il y a encore des améliorations à faire, a convenu Bergeron. Que ce soit au niveau de la chambre, ou de comment accueillir les familles. Je pense qu’il y a plein de détails, pas qui ont été laissés de côté, mais qui n’ont peut-être pas été maximisés.»

Un Colisée Vidéotron électrique

Si tout n'est pas parfait, Bergeron a toutefois réussi dans un domaine. Cette identité québécoise que se sont donnée les Lions a certainement eu pour effet de créer rapidement un sentiment d’appartenance avec les partisans de hockey de la Mauricie.

Ainsi, le Colisée Vidéotron s’est rapidement imposé comme l’un des lieux plus bruyants du circuit.

«Je n’ai jamais senti, malgré tout le mouvement de personnel, que c’était dur pour les partisans de s’identifier à certains joueurs à certains moments de la saison, a indiqué l’entraîneur-chef Éric Bélanger. Ils ont toujours été là.»

«Je me rappelle du début de l’année, il y avait beaucoup d’électricité. Et contre [les Railers de] Worcester, en fin de saison, quand on se battait pour une place en séries. L’énergie dans le "building", on la sentait. Moi, parmi toutes les villes où on a joué, c’est de loin la meilleure ambiance qu’on a dans la ligue.»

Cette ambiance sera d’ailleurs un atout indéniable pour Bergeron pour convaincre les joueurs de rester ou encore de se joindre à l’équipe.

«C’est l’un des points qui ont été mentionnés par les joueurs dans les réunions de fin de saison, a d’ailleurs indiqué le DG. Ils me mentionnaient comment ils avaient apprécié le sentiment d’avoir la foule derrière eux.»