LBJEQ

Crédit : Jessica Lapinski

Baseball

LBJEQ: la rivalité reprend ce week-end

Publié | Mis à jour

Après deux années affectées par la pandémie, la Ligue de baseball junior élite du Québec lancera finalement sa 76e saison dans un cadre normal ce week-end.

Cette campagne marquera le retour des matchs entre les formations de toutes les sections et donc des longs voyages en bus, qui, reconnaissent joueurs et entraîneurs, sont excellents pour l’esprit d’équipe. 

• À lire aussi: «Je trouve ça dégueulasse!» - Rodger Brulotte

• À lire aussi: Christian Yelich égale un record du baseball majeur

Le calendrier régulier se terminera à la fin juillet, ce qui permettra aux clubs de miser sur leurs meilleurs joueurs durant les séries, avant que ceux-ci ne partent pour les collèges américains. Les 12 meilleures équipes au classement participeront aux éliminatoires et les quatre premières bénéficieront d’un laissez-passer au premier tour.

À l’instar de son rival – mais surtout grand ami – chez les Diamants, Josué Peley en sera à une deuxième campagne aux commandes des Alouettes de Charlesbourg.

Après quelques années d’insuccès, son équipe a été active sur le marché des transactions cet hiver. Le magasinage n’est d’ailleurs pas fini, dit Peley. Le but de ces mouvements de personnel est de bâtir une formation à l’image de son gérant.

«Je veux une équipe qui prend des risques, mais qui apprend à les évaluer, pour qu’ils prennent la bonne décision dans les situations les plus corsées. On va aussi être une équipe qui va courir, qui va être agressive, explique l’ancien des Capitales.

«Je ne dirais pas que je suis en reconstruction, mais que j’améliore mon équipe du mieux que je le peux avec de la jeunesse, dit-il aussi. On a un beau noyau de jeunes joueurs qui vont grandir avec l’équipe et devenir des vétérans.»

Même s’il mise sur un jeune groupe qui risque d’arriver à maturité dans les prochaines années, Peley a « de bonnes aspirations » pour la prochaine saison.

«J’ai de très bons joueurs, mais la première moitié de la saison va dicter jusqu’où je peux aller, souligne-t-il. Oui, j’aime mon équipe, oui je pense qu’on va être bon, mais c’est quand la saison va commencer que je vais voir ce qu’elle peut me donner.»

Enfin un nouveau terrain

La rivalité historique entre les Alouettes et les Diamants donnera droit à «de belles flammèches» cette année, croit Peley. Mais s’il est heureux de ce qu’il a à présenter sur le terrain, le gérant se réjouit aussi d’avoir... un terrain sur lequel faire jouer son équipe. Avec la fin des travaux de réfection du stade du parc Henri-Casault, qui sera doté d’une surface synthétique, les Alouettes n’auront plus à quêter, comme l’an dernier, un endroit où s’entraîner.

Ils pourront aussi jouer du baseball plus «propre». «Ça va faire du jeu encore meilleur et on va commettre moins d’erreurs, explique l’ancien traducteur des Blue Jays. L’an dernier, un de nos joueurs a reçu une balle dans la gorge, un autre sur le nez. C’était dangereux.»

Dans ces circonstances, Peley dit avoir «vraiment hâte que la saison commence». «Surtout que ce sera contre les Diamants [dimanche sur le nouveau terrain des Alouettes], ça va me permettre de détester Karl un peu !» lance-t-il.

Du baseball intelligent pour les Diamants

Les Diamants de Québec seront forts en défensive et miseront sur une excellente rotation de lanceurs, estime leur gérant Karl Gélinas, qui en sera à sa deuxième saison avec l’équipe.

«L’an dernier, je me grattais parfois la tête à savoir qui j’allais mettre au monticule, parce que j’avais un peu moins de profondeur, pointe l’ancien artilleur étoile des Capitales. Mais cette année, j’en ai trop ! Ça va être un beau défi, surtout avec un calendrier aussi condensé.»

Gélinas décrit son groupe comme très uni, mais aussi comme très bien balancé sur le plan de l’expérience. Il compte sur plusieurs joueurs de 22 ans, mais également sur des talents plus jeunes, ce qui risque de lui faciliter la tâche pendant plusieurs saisons.

«J’ai repris le flambeau de Dominik Walsh [qui a été gérant durant sept saisons] et ça n’a pas été dur de seulement ajouter mon grain de sel», dit Gélinas.

Fabriquer des points

Leur plus grand défi sera à l’attaque, croit-il. Le gérant reconnaît que son offensive n’est pas redoutable, mais il se fixe comme objectif de trouver une manière de «fabriquer des points».

«Je veux que mon équipe acquière des connaissances en baseball, explique-t-il. Je veux que l’on joue du baseball collectif, qu’on porte une attention aux détails, surtout à ceux qui ne prennent pas vraiment de talent.»

Gélinas mentionne également que la perte du joueur de premier but Mathieu Sirois, qui a terminé l’an dernier son stage junior, est difficile à combler. À quelques jours de l’ouverture de la saison, il ne lui a pas encore trouvé un véritable remplaçant.

«On a un groupe qui est tissé serré, ajoute l’ancien espoir des Angels de Los Angeles. J’ai hâte d’aller à la guerre avec ces gars-là.»

Pour sa deuxième saison à la barre de l’équipe, quelques mois après avoir été éliminé par les Aigles de Trois-Rivières, Gélinas sera entouré de deux nouveaux adjoints, Raphaël Prémont (receveurs) et Zachary Allard (lanceurs).