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Olympiques

Justine Dufour-Lapointe toujours une marraine pour les jeunes filles

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Lorsqu’elle a chuté pour se relever afin de terminer sa dernière descente aux Jeux olympiques de Pékin, Justine Dufour-Lapointe a rapidement eu une pensée pour les jeunes filles malgré les émotions.

«Les jeunes filles à la maison qui me regardaient m’ont vu continuer. [...] La vie n’est pas toujours facile, mais il faut se relever», avait-elle déclaré.

Mardi à Montréal, elle a une fois de plus démontré que le sort des adolescentes lui importait beaucoup en se rendant au parc Maisonneuve dans le cadre des Célébrations Fillactive. Quelque 3300 adolescentes s’y sont réunies pour courir et rencontrer la médaillée d’or des Jeux de Sotchi en 2014.

Crédit photo : MARTIN ALARIE / AGENCE QMI / JOURNAL DE MONTREAL

La skieuse acrobatique agit à titre de marraine pour l’organisme et c’est un rôle qu’elle prend au sérieux.

«Certainement! C’est une responsabilité qui me tient à cœur énormément, a expliqué Dufour-Lapointe. Je sais à quel point le sport a changé ma vie et qui je suis aujourd’hui. J’en suis extrêmement reconnaissante, donc [mon but est] d'inspirer et d'influencer les jeunes – les jeunes filles surtout, évidemment – à pousser leurs limites et atteindre leurs rêves, que ce soit sportifs ou académiques.»

Pas que des médailles

Dufour-Lapointe a d’ailleurs pris la parole avant les départs successifs de la course de 10 kilomètres et des neuf vagues de 5 km. Elle s’est échauffée avec les participantes et a remis des médailles. Mais le ton de voix de l’athlète olympique a changé lorsqu’est venu le temps de parler de ces médailles. Elles étaient bien secondaires, à ses yeux.

«Moi, ce que je réalise, c’est qu’avec Fillactive, le but, c’est de faire faire des activités sportives à des jeunes filles sans jugement ou compétition. C’est juste dans le but d’avoir du "fun" et de belles expériences. Et d’ensuite peut-être inclure le sport dans les habitudes de vie à long terme», a expliqué l’athlète, qui n’aurait pu décrire avec plus de justesse la mission de l’organisme.

Des modèles

C’est bien connu, le sport occupe une place prépondérante dans le quotidien de la famille Dufour-Lapointe. Ses deux sœurs, Chloé et Maxime, ont également excellé dans le ski de bosses en représentant le Canada aux Olympiques.

Élevée dans un milieu de vie actif, la benjamine a d’ailleurs indiqué que sa relation avec Fillactive remonte bien au-delà de ses trois années comme marraine de l’événement. Elle avait participé à un événement de surf avec son père, en 2008.

Mais ce qui a vraiment poussé la Québécoise à ne jamais abandonner, c’est la présence de ses deux sœurs à ses côtés.

«Mes soeurs, c’était comme mes Fillesactives! C’est elles qui me poussaient et me motivaient les journées où je n’avais pas envie de m’entraîner. C’est ça, Fillactive; c’est de créer un mouvement où elles peuvent vraiment se motiver dans un contexte sain. Il n’y a pas de pression et ça leur permet d’avoir une belle relation avec le sport.»

«Ce que je réalise, c’est que le sport fait partie de moi maintenant, mais parce que j’en fais depuis que je suis jeune», a-t-elle ajouté.

Justine Dufour-Lapointe en réflexion

Pour la première fois dans sa carrière de skieuse acrobatique, Justine Dufour-Lapointe n’a pas de plan pour le prochain cycle olympique.

Plus de trois mois après ses épreuves aux Jeux de Pékin, l’athlète de 28 ans a expliqué qu’elle était toujours en train de digérer tout ce qui s’est passé.

«Honnêtement, ça prend du temps de redescendre de ces émotions-là, a-t-elle fait valoir, mardi. Les gens disent: "ça fait déjà deux ou trois mois, il faut passer à autre chose". Mais pour nous les athlètes, on s’est préparés pendant quatre ans. J’avoue que je suis en train de descendre tranquillement, à mon rythme.»

Il s’agissait pour elle d’une troisième présence à cette messe quadriennale des sports d’hiver, après sa descente en or à Sotchi, en 2014, et celle en argent, quatre ans plus tard à Pyeongchang. Pour l’instant, elle ignore si elle tentera d’y participer une quatrième fois.

«Ça me fait du bien présentement de ne pas avoir de plan de match pour la suite des choses!» s’est-elle exclamée.

Elle est toutefois bien consciente qu’elle devra prendre une décision bientôt, question de préparer sa prochaine saison si elle décide de poursuivre sa carrière.

«Il n’y a rien de certain pour le moment. Je n’ai pas encore pris ma décision. À la fin de l’été, je devrais avoir une idée.»