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Lions de Trois-Rivières

Une première saison rocambolesque pour les Lions de Trois-Rivières

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Malgré leur récente élimination en première ronde des séries éliminatoires, les joueurs québécois des Lions de Trois-Rivières ont dressé un bilan positif de la première année de la franchise dans la ECHL. En raison de la COVID-19, pas moins de 84 joueurs ont disputé un match cette année avec les Lions.

La défaite de mardi dernier de 5 à 2 lors du match numéro 7 contre les Growlers de Terre-Neuve a fait mal à la formation trifluvienne.

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«On savait que nous avions une équipe pour gagner, a dit le défenseur Mathieu Brodeur lors de sa rencontre avec les médias, vendredi. En retard 3 à 1 dans la série, on ne doutait pas de nos chances de revenir. Les Growlers avaient une bonne équipe, mais un match 7, c’est un pile ou face. Ils ont malheureusement eu le dessus sur nous.»

Les joueurs ont tout de même le sentiment d’avoir jeté les bases d’un avenir qui s’annonce prometteur pour l’organisation. Ils ont ciblé un voyage en Floride au début du mois de décembre qui a été un tournant de la saison.

«Vous pouvez demander à tous les joueurs, nos trois victoires en Floride ont fait toute la différence, a fait savoir Cédric Montminy. Notre saison ne se passait pas bien, mais ce voyage a rapproché les joueurs. Par la suite, nous sommes revenus en confiance et tout a commencé à bien aller pour nous.»

Cet esprit de corps a permis à l’organisation de traverser plusieurs épreuves. En raison de la pandémie, 84 joueurs ont disputé une rencontre avec les Lions.

«En tant que groupe, on est satisfait du travail accompli, a poursuivi le capitaine. En raison de tous les joueurs qui ont joué pour nous cette année, nous avions tous le devoir de les intégrer à notre culture et cela a été bien fait.»

«Ce n’est pas évident, lorsqu’il y a autant de changements, a pour sa part ajouté le Trifluvien Alexis D'Aoust. Après mon retour de Grand Rapids dans la Ligue américaine cette saison, la moitié de l’équipe avait changé et je ne connaissais presque personne.»

Nellis sur son départ?

Plusieurs Québécois de l’organisation ont fait savoir qu’ils allaient regarder leurs options durant la saison morte, mais qu’ils étaient ouverts à retourner à Trois-Rivières.

Le meilleur pointeur des Lions, Anthony Nellis n’a toutefois pas caché sa volonté de relever un nouveau défi.

«Je m’en viens à un âge où je dois regarder mes opportunités, a dit l’attaquant de 27 ans. L’Europe est quelque chose qui peut m’intéresser. Je garde la porte ouverte. J’ai aimé mon année ici [...]. Je crois toutefois que la transition en Europe pourrait être plus facile maintenant. J’en suis à ma troisième organisation dans la ECHL. J’ai gagné l’an dernier. J’ai peut-être le sentiment du travail accompli et je vais regarder pour un nouveau défi. Il n’y a rien de certain encore. Je vais passer de belles vacances et regarder les offres. Je vais garder les Lions dans mon cœur.»

En raison du français : «Une chimie instantanée»

Plus de 60 Québécois ont joué une rencontre avec les Lions de Trois-Rivières cette saison. L’impact a été positif pour l’ensemble de l’organisation, selon le capitaine Cédric Montminy.

«Le fait d’être une majorité de Québécois, c’est quelque chose de spécial, a reconnu Montminy. Dans la chambre, on parlait en français et même chose lorsqu’on sortait en équipe. Ça permet de créer une chimie instantanée entre les gars, puisque c’est plus facile communiquer.»

«En ce qui a trait à l’expérience hockey, cela ne fait pas une grande différence, a-t-il précisé [...]. Il faut tout de même respecter les anglophones qui viennent jouer avec nous. Lorsqu’on va jouer aux États-Unis, on aime ça être respectés et on apprécie que les gens prennent du temps, si on ne comprend pas. Il faut inclure tout le monde dans notre groupe. C’est pour cette raison que sur le banc et lors de nos “meetings”, on parlait anglais.»

Appartenance

Les joueurs ont rapidement constaté que les amateurs de hockey de la Belle Province ont adopté les Lions.

«On a ressenti le sentiment d’appartenance, a souligné Montminy. En raison de la COVID-19, ç’a été difficile de disputer des matchs à domicile sans partisans. Lorsqu’on nous a enlevé nos partisans, c’est là qu’on a réalisé à quel point ils ont adopté les Lions. En séries, on sentait vraiment leur appui. L’ambiance était assez exceptionnelle.»

De son côté, le défenseur Olivier Galipeau a vanté l’organisation.

«Après un an seulement, on sent l’engouement des partisans, a partagé le défenseur. C’est extraordinaire! L’organisation a vraiment de la classe. On a de belles installations. C’est plus que professionnel, on est chanceux d’avoir ça chaque jour et d’avoir cet encadrement. Il n’y a pas plusieurs endroits qui font les choses comme Trois-Rivières dans la ECHL.»