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Traversée de la frontière en autobus: les Leafs avouent

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L’un des bonheurs d’être un athlète professionnel est de pouvoir voyager par vol nolisé. Pas d’escale à se taper, pas d’attentes à l’aéroport au milieu de quidams. Le bonheur, quoi! Sauf qu’une pandémie vient souvent modifier les plans.

Les États-Unis ont beau avoir été l’un des pays les moins rigoureux en matière de contraintes sanitaires, il n’en demeure pas moins qu’ils exigent toujours le résultat négatif d’un test antigénique pour entrer sur leur territoire par voie aérienne.

Évidemment, qui dit test dit risque de résultat erroné et par conséquent, risque de devoir se passer d’un joueur important pendant quelques matchs. Pour éviter cette malchance, les Maple Leafs ont traversé la frontière par voie terrestre avant de s’envoler vers Tampa à partir de Buffalo. Un petit détour d’environ deux heures et demie en autobus.

«On ne fait que suivre ce que les équipes de la NBA et du baseball majeur ont commencé à faire, a indiqué l’entraîneur-chef Sheldon Keefe, à quelques heures du troisième affrontement face au Lightning, vendredi. On veut éviter d’obtenir de mauvais résultats qui affecteraient notre groupe.»

Pas de hamburgers à bord

Les joueurs des Leafs, habitués au confort, n’ont pas semblé trop s’en faire avec cet accroc à leur routine.

«On avait soulevé cette idée au sein du groupe la semaine dernière, a déclaré John Tavares. C’est inhabituel, mais l’organisation s’assure de tout mettre en place pour que nous soyons dans les meilleures conditions pour jouer. Ce fut peu plus long qu’en temps normal, mais on est arrivé à Tampa à la même heure que si nous avions volé. Ça n’a rien changé à notre routine d’aujourd’hui.»

Pour Jason Spezza, ce fut l’occasion de se rappeler ses belles années dans la Ligue de hockey junior de l’Ontario.

«Contrairement à l’époque, il n’y avait pas de hamburgers dans le bus», a-t-il lancé dans un éclat de rire.

«Je n’ai pas le niveau de rémunération pour prendre ce genre de décision. Je vais où on me dit d’aller, a-t-il poursuivi. On me dit de prendre l’autobus, je prends l’autobus. On me dit de prendre l’avion, je prends l’avion. Pourvu que les deux options m’amènent à l’aréna, je suis heureux.»

De son côté, le Lightning a emprunté l’itinéraire habituel.

«Tout le monde a passé le test. Tout est beau», a indiqué l’instructeur-chef Jon Cooper, voyant la surprise dans le visage de certains collègues.