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Ariane Fortin n’est pas surprise

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Même si elle est à des milliers de kilomètres de Montréal, Ariane Fortin s’est fait parler de la lettre qui raconte le climat toxique et dangereux qui existe au sein de Boxe Canada.

«J’en ai entendu parler par un entraîneur d’un autre pays. C’est un petit monde, a indiqué celle qui est en Italie avec l’équipe nationale de la Corée du Sud. Dans tout ce que j’ai lu, il n’y a rien qui m’est apparu exagéré ou mensonger. Il n’y a rien qui m’a surpris.»

Fortin est l’un des 121 signataires de la lettre qui a été envoyée aux médias mercredi matin. Celle qui occupe également la fonction de présidente de la Fédération québécoise de boxe olympique (FQBO) n’a pas mis de temps avant de passer à l’action.

Quelques heures après la diffusion, elle a signé une lettre écrite par son homologue de Boxe Ontario, Jennifer Huggins. Dans celle-ci, on retrouve trois motions, dont un vote de confiance, qui seront proposées lors de la prochaine réunion entre les représentants provinciaux et les membres du conseil d’administration de Boxe Canada.

«J’espère que ça va finir par bouger. C’est ma crainte. Après une tempête médiatique, le dossier tombe dans l’oubli comme à toutes les fois où les athlètes et les entraîneurs prennent la parole», a mentionné Fortin.

Clavel en rajoute

Membre de l’équipe nationale entre 2010 et 2017, Kim Clavel a livré un message percutant sur ses réseaux sociaux, jeudi soir.

«Au fils des années, j’ai tout de même réussi à faire ma place, a-t-elle écrit. J’ai dépensé des milliers de dollars [environ 25 000 $] pour mes multiples compétitions. J’ai été témoin d’injustices, de favoritisme et j’ai vu des rêves s’assombrir.»

«J’ai vu Boxing Canada mettre des bâtons dans les roues d’athlètes prometteurs, talentueux et dédiés. J’ai entendu des propos horribles, sexistes et aberrants.»

Celle qui doit revenir le ring en juillet n’a pas hésité à écorcher Daniel Trépanier au passage.

«Il est un bureaucrate extraordinaire. Il sait remplir des papiers à la perfection, et ce, sans la moindre erreur. Il a une connaissance hors pair de la paperasse. Il sait impressionner les hauts placés, les investisseurs et les dirigeants.»

«Il sait cacher la réalité via des analyses, des pictogrammes et des chiffres. Toutefois, on n'a jamais fait des bons boxeurs avec un "pousseux" de crayon! Pour un athlète, il est tout sauf rassurant. Il inspire tout sauf la confiance.»