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Crédit : AFP

Séries de la LNH

Séries de la LNH: une formule parfaite?

Publié | Mis à jour

Avec 16 équipes sur 32 en séries éliminatoires, la Ligue nationale de hockey (LNH) estime détenir une formule parfaite et pas question de changer.

C’est du moins ce qu’a laissé entendre le commissaire Gary Bettman, mercredi soir, lorsqu’il était de passage à Edmonton en marge du deuxième match de la série entre les Oilers et les Kings de Los Angeles. 

«D’avoir la moitié des équipes en séries représente le juste équilibre, ça crée une fantastique compétition tout au long de la saison et rend les matchs plus significatifs», a soutenu Bettman en conférence de presse.

«Il n’y a rien, dans aucun autre sport [professionnel], qui vient égaler notre première ronde», a par ailleurs tranché le commissaire, notant que plusieurs présents duels éliminatoires en cours pourraient nécessiter six ou sept matchs.

À travers les époques 

La tendance actuelle, que ce soit dans la NBA ou le baseball majeur, est d’augmenter le nombre d’équipes accédant aux séries. Par contre, Bettman préfère conserver le format actuel dans la LNH, malgré l’ajout récent de deux formations, soit les Golden Knights de Vegas, en 2017-2018, et le Kraken de Seattle, lors de la dernière saison.

Il fut une époque où, au début des années 1980, 16 clubs sur 21 étaient plutôt qualifiés pour les éliminatoires dans la LNH. C’était sans doute un ratio trop élevé.

Dans l’histoire plus récente, rappelons que la pandémie avait incité la Ligue nationale à élargir exceptionnellement ses éliminatoires à 24 formations en 2020, en ajoutant une ronde qualificative. Or, il ne s’agit pas là d’une solution envisagée à long terme.

Pourquoi changer pour changer? 

Ailleurs, la NBA a intégré une formule misant sur 20 équipes, où des duels «play-in» viennent à établir les 16 formations finalistes pour le traditionnel tournoi de fin de saison. Les récentes négociations entourant la convention collective dans le baseball majeur ont pour leur part permis d’augmenter, de 10 à 12, le nombre d’équipes prenant part aux éliminatoires.

«Changer pour changer ou parce que les autres le font, ça peut être bon dans certaines circonstances, mais pour nous, en ce moment, nous jugeons que notre format est le bon», a jugé le commissaire.

«La Coupe Stanley est le championnat le plus difficile à remporter», a-t-il aussi souligné au passage, en vantant son circuit.