BBA-BBN-BBO-SPO-SEATTLE-MARINERS-V-HOUSTON-ASTROS

Crédit : AFP

MLB

Un chiffre marquant pour Dusty Baker

Publié | Mis à jour

Le gérant des Astros de Houston, Dusty Baker, a effectué mardi un pas de plus vers le Temple de la renommée du baseball en devenant le 12e entraîneur-chef de l’histoire du baseball majeur à atteindre le plateau des 2000 victoires en carrière.

L’homme de 72 ans a vu sa troupe disposer des Mariners de Seattle au compte de 4 à 0 devant une foule ravie au Minute Maid Park, où plusieurs spectateurs ont scandé son nom de famille au terme de la rencontre. Si cela peut rassurer ses admirateurs, l’ancien instructeur-chef des Reds de Cincinnati, des Giants de San Francisco, des Cubs de Chicago et des Nationals de Washington a franchi un cap lui garantissant pratiquement sa place à Cooperstown: mis à part Bruce Bochy (pas encore admissible) et Baker, tous les autres membres du «club des 2000» ont été intronisés.

«Je suis maintenant dans un groupe sélect comprenant certains des plus grands gérants d’élite ayant œuvré dans ce sport, s’est-il félicité, selon des propos rapportés par le quotidien "Houston Chronicle". C’est un domaine exigeant. Diriger les gens est dur.»

«J’ai été la personne la plus chanceuse au monde de m’être retrouvé en présence des plus grands, sur le terrain et à l’extérieur, a ajouté l’ancien voltigeur qui a totalisé 19 campagnes comme joueur des grandes ligues. Je suis probablement l’un des plus privilégiés parmi les hommes à avoir marché sur cette terre.»

Une première

Baker peut aussi se targuer d’être le premier Noir à compter 2000 gains comme gérant du baseball majeur, un fait d’armes pour lequel il demeure reconnaissant à l’égard de ceux l’ayant aidé, mais aussi ses prédécesseurs.

«Je pense aux gens qui ont rendu cela possible, pour que je sois dans cette position: mon père, Jackie Robinson, Frank Robinson, Cito Gaston ainsi que tous les gens issus des minorités qui ont travaillé comme gérants avant moi, a-t-il souligné au site MLB.com. Regardez des gars comme Maury Wills et certains que je connais. À mes yeux, tout le monde en fait un plus gros cas que moi, car j’ai encore du travail à faire.»

Toutefois, malgré ses occupations quotidiennes qui demeurent bien dans son esprit, il reste que l’exploit est digne de mention.

«Je pense qu’un peu comme lorsqu’Hank Aaron a claqué son 715e circuit, on veut mettre ça derrière soi pour se concentrer sur nos affaires courantes, a affirmé celui qui était dans le cercle d’attente quand la légende des Braves d’Atlanta a devancé Babe Ruth au sommet des cogneurs de longues balles des majeures, le 8 avril 1974. Je n’aurais pu réussir cela par moi-même, puisque vous êtes seulement aussi bon que vos joueurs. Cela aurait été impossible sans le personnel que nous avons dans l’abri. Je les ai soutenus beaucoup et ils m’ont aidé.»

«Nous formons un tout et c’est probablement le groupe le plus uni dans lequel je fus, surtout dans une courte période comme celle-là. Je pense à ma mère, mon père, mes frères et sœurs. Merci à Dieu de m’avoir donné cette opportunité», a-t-il ajouté.

Baker se trouve à trois gains de Bochy et du 11e rang de l’histoire des entraîneurs les plus victorieux. Les Astros avaient rendez-vous de nouveau avec les Mariners, mercredi, avant une série de quatre rencontres à la maison contre les Tigers de Detroit.