rouge or football

Crédit : Photo d'archives, Agence QMI

Football universitaire RSEQ

Rouge et Or: le «beau problème» de Glen Constantin

Publié | Mis à jour

Ils sont sept représentants du Rouge et Or de l'Université Laval à avoir été sélectionnés par une équipe de la Ligue canadienne de football (LCF), mardi. Un résultat qui rend fier l’entraîneur-chef Glen Constantin, qui considère le départ potentiel d’autant de vétérans vers les rangs professionnels comme «un beau problème».

Ces sept joueurs repêchés ne représentent pas une performance historique pour l’Université Laval, mais pas loin: seule la cuvée de 2016 a été meilleure, alors que huit athlètes avaient été appelés par une formation de la LCF.

• À lire aussi: «J’ai hâte de représenter ma ville» - Tysen-Otis Copeland

• À lire aussi: Le Rouge et Or de retour à l’action

«On se prépare toujours à ça, a commenté Constantin, mercredi, au terme de la quatrième journée du camp printanier de l’équipe, au PEPS. C’est l’envers de la médaille, on aura peut-être une équipe un peu plus jeune.»

Mais la relève est prête, assure-t-il. Et comme l’entraîneur d’expérience l’a constaté par le passé, le départ des leaders permet souvent à d’autres joueurs d’assumer davantage de responsabilités.

«Quand les vétérans quittent, ça donne parfois un peu d’oxygène à d’autres, qui étaient peut-être étouffés par les vedettes, image le pilote du Rouge et Or. Ça leur permet de s’extérioriser. Ils auront de toute façon l’été, puis le camp d’entraînement pour se familiariser avec leur leadership.»

«Un bon héritage»

Parmi les joueurs qui pourraient être appelés à chausser de plus grands souliers se trouve Jean-Antoine Dean-Rios. La ligne offensive de Laval risque fort de changer de visage sans Cyrille Hogan-Saindon (Ottawa) et Nicolas Guay (Hamilton).

«C’est un petit stress que je n’avais pas avant, admet Dean-Rios, qui en sera à sa deuxième année d’admissibilité la saison prochaine. Je suivais ce que ces gars-là me montraient comme exemple.»

«Ils ont laissé un bon héritage, explique le colosse. Ils savent c’est quoi gagner la Coupe Vanier, ils savent c’est quoi de ne pas jouer, ils savent c’est quoi mériter un chandail. Depuis que je suis arrivé ici, ils m’ont toujours poussé et je pense qu’avec ce qu’ils m’ont laissé, je vais être en mesure de redonner aux plus jeunes.»

Ému pour son coéquipier

Dean-Rios était présent au restaurant Blaxton de Lebourgneuf en compagnie de plusieurs coéquipiers lors du repêchage, mardi. Il ne cache pas qu’il était ému quand il a entendu le nom de Hogan-Saindon être appelé dès le 11e rang.

Car quand l’ancien du Campus Notre-Dame-de-Foy parle de joueurs qui savent ce que c’est de ne pas fouler le terrain, il fait notamment référence à Hogan-Saindon, qui a dû attendre quatre ans avant de revêtir l’uniforme rouge et or dans un match.

«Je n’enlève aucun crédit aux gars, mais j’étais particulièrement heureux pour Cyrille, a-t-il dit. Ç’a été mon mentor, je sais tout le travail qu’il a fait, et de le voir réussir comme ça, ça m’a rendu émotif.»