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Crédit : Photo d'archives, AFP

LNH

Nazem Kadri veut mettre les points sur les «i»

Publié | Mis à jour

Depuis ses débuts dans la Ligue nationale de hockey (LNH), Nazem Kadri traîne une réputation de joueur salaud et incapable de gérer ses émotions. Il a tenu à mettre les choses au clair en prenant lui-même la plume, mercredi.

L’Avalanche du Colorado a amorcé sa série de première ronde contre les Predators de Nashville avec une convaincante victoire de 7 à 2, mardi soir. Plusieurs joueurs de l’équipe du Tennessee ont certainement Kadri à l’œil puisque ce dernier a été suspendu pour des gestes dangereux lors de deux des trois derniers tournois éliminatoires.

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En 2021, il avait été limité à deux parties éliminatoires en raison d’une suspension de huit rencontres pour un coup à la tête de Justin Faulk, des Blues de St. Louis. Il s’agissait de sixième suspension, pour un total de 27 matchs, dont 16 en séries.

Or, c’est à une volonté de tout faire pour gagner, et non de blesser les autres, que Kadri attribue cet historique pour le moins regrettable. Et s’il s’en voulait pour son geste aux dépens de Faulk, il s’en voulait également d’avoir abandonné ses coéquipiers.

«Je déteste laisser tomber les gens, vraiment, a-t-il écrit sur le site The Player’s Tribune, mercredi. Et quand j'ai levé les yeux et que j'ai vu Justin étendu là... je savais ce qui allait arriver. Quand j’étais assis au banc des pénalités, je réfléchissais. J'étais frustré par moi-même, par la situation. Je voulais être n'importe où ailleurs.»

«C'était un jeu rapide et j’ai fait une erreur. Je n'essaie jamais de blesser qui que ce soit.»

Imiter Kobe

Kadri a par ailleurs dévoilé que Kobe Bryant était l’une de ses idoles de jeunesse. Avant même de donner ses premiers coups de patin dans l’uniforme des Maple Leafs de Toronto au Air Canada Centre, il y a vu son héros des Lakers de Los Angeles affronter les Raptors.

Il avait alors 11 ou 12 ans, et il s’est rapidement donné comme mission d’être ce genre de joueur sur lequel les équipes pouvaient compter.

«Je m'en souviens très bien, s’est-il remémoré. Tout semblait si grand. Les lumières, le terrain – c'était fascinant, je ne sais pas vraiment comment le décrire autrement. Et Kobe est "ce" gars. J’avais les yeux sur lui tout le temps. Sa façon de bouger, sa façon de se tenir... c'était le personnage principal, n’est-ce pas? Je pouvais voir à quel point son équipe comptait sur lui. Pas seulement ses compétences ou ses performances, mais son énergie.»

«Je voulais être ce gars.»

Pas peur

Et s’il n’a jamais été en mesure de le devenir avec les Maple Leafs, la décision d’accepter une transaction – il en a bloqué une l’envoyant aux Flames de Calgary en 2019 – n’a pas été facile. Ayant grandi à London, il a passé sa vie dans la région de la Ville Reine.

Un double échec à Jake DeBrusk, en séries contre les Bruins de Boston au premier tour, en 2019, a toutefois marqué son dernier match dans l’uniforme bleu et blanc. À ce moment, il savait qu’un changement d’air était bénéfique.

Maintenant membre de l’équipe qui a terminé au premier rang de l’Association de l’Ouest, Kadri souhaite faire la différence. Il a certainement fait monter les attentes avec 87 points en 71 parties, ce qui représente de loin sa meilleure campagne en carrière. Mais la pression ne lui fait pas peur.

«La pression, l'attention, rien de tout cela ne me fait peur. Je les veux. Je sais que ce n'est pas pour tout le monde, mais ça ne m'a jamais dérangé.»

Kadri et l’avalanche tenteront de se donner une avance de 2-0 dans cette série, jeudi soir à Denver.