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Corey Perry, le compétiteur féroce

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En 2020, Corey Perry a atteint la finale de la Coupe Stanley avec les Stars de Dallas. En 2021, il a encore une fois participé à la grande danse, mais comme membre du Canadien de Montréal. Les deux fois, le Lightning de Tampa Bay a brisé son rêve d’une deuxième conquête, une première depuis 2007 avec les Ducks d’Anaheim.

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Si tu ne peux le combattre, embrasse ton ennemi. Perry ne l’a jamais dit ouvertement, mais il avait probablement cette citation en tête quand il a choisi de se joindre au Lightning le 29 juillet dernier.

Après une seule saison à Montréal, l’Ontarien de 36 ans a paraphé un contrat de deux ans et de 2 millions $ (1 million $ par saison) avec l’équipe de Julien BriseBois.

Marc Bergevin avait refusé de lui octroyer un contrat de deux ans, ouvrant la porte à un divorce avec le CH. On l’a écrit plus d’une fois au cours des derniers mois. Le Tricolore a manqué cruellement de bons meneurs lors de cette triste saison 2021-2022, la pire dans l’histoire de la franchise avec seulement 55 points.

Un adjoint de plus

Dans un langage toujours aussi coloré, Jon Cooper a décrit Perry comme une espèce rare sur une patinoire.

«Il y a des gars qui sont partis cet été et d’autres sont arrivés. Nous avions besoin d’ajouter un autre bon meneur, a rappelé Cooper à quelques heures du deuxième match contre les Maple Leafs au Scotiabank Arena. Il n’y a jamais un moment trop grand pour lui, il reste toujours calme.»

«Sur le banc, il parle constamment. Il ressemble pratiquement à un entraîneur adjoint, mais avec des patins. Il voit bien le jeu, il l’analyse bien.»

Cooper a repris son souffle pour une petite seconde et il a poursuivi sa longue réponse.

«Il a aussi de l’expérience, il a vécu toutes les situations. Corey a le respect de ses coéquipiers. Quand il parle, les gars l’écoutent dans le vestiaire. Mais il ne le fait pas souvent. Il aime mieux laisser parler son jeu. Il est une personne formidable, mais aussi un compétiteur féroce. Il est le type de joueur que tu veux suivre.»

Des émotions plus fortes

Au premier match de la série contre les Leafs, Perry a allumé un feu en fin de troisième période alors que son équipe perdait 5 à 0. Il a frappé le défenseur Ilya Lyubushkin pour ensuite valser avec l’ailier Wayne Simmonds. Il n’a pas changé le cours de cette rencontre, mais il a lancé un bon vieux message à ses rivaux.

«Il y a une ligne que tu ne peux pas franchir. Mais en séries, il y a toujours plus d’émotions et de mises en échec, a dit Perry. C’est la nature des séries. Nous savons que l’enjeu est plus grand.»

À sa première saison à Tampa, Perry n’a pas déçu avec 40 points (19 buts, 21 aides) en 82 matchs. Le Lightning a compté et compte encore sur l’un des meilleurs quatrièmes trios de la LNH avec Pierre-Édouard Bellemare au centre, Patrick Maroon à l’aile gauche et Perry sur le flanc droit.

Autre bête

Pour un deuxième printemps d’affilée, Perry se retrouve sur le chemin des Maple Leafs au premier tour des séries. L’an dernier, le CH avait effacé un retard de 1-3 dans la série pour éliminer la bande à Auston Matthews et Mitchell Marner en sept matchs.

Peut-il apprendre de cette expérience de 2021?

«Je ne sais pas, a-t-il répliqué. Les Leafs ont quand même changé comparativement à l’an dernier. Je joue maintenant pour une nouvelle équipe. C’est bien différent. Mais oui, tu peux apprendre de certaines expériences. Je dirais toutefois que les Leafs sont une bête renouvelée cette année.»

Face aux Leafs, Phillip Danault avait connu une très bonne série pour ralentir Matthews et Marner. Le Québécois a maintenant la même mission, mais dans l’uniforme des Kings, contre deux autres grosses pointures en Connor McDavid et Leon Draisaitl avec les Oilers d’Edmonton.

«Je n’ai pas regardé beaucoup ce match, j’étais à l’aréna assez tard, a-t-il mentionné. Mais j’ai vu son but gagnant et j’étais heureux pour lui. Phil a bien joué toute l’année à Los Angeles. Il est un bon joueur.»