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LNH

Un premier duel québécois tout à l’avantage de David Perron

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L’agent de joueurs Allan Walsh était sûrement habité par des sentiments ambivalents durant le premier match de la série opposant les Blues de St. Louis au Wild du Minnesota, lundi, car son client David Perron a fait la vie dure à un autre de ses protégés, Marc-André Fleury.

Sans contredit, l’attaquant des Blues a pratiquement fait le travail à lui seul dans une victoire de 4 à 0 aux dépens du Wild, permettant aux siens de prendre les devants 1 à 0 lors de ce duel au meilleur de sept rencontres. D’ailleurs, le vétéran a écrit une page d’histoire en devenant le premier porte-couleurs de la concession du Missouri à réaliser un tour du chapeau dans la partie initiale d’une saison éliminatoire.

«Il a toujours constitué une menace autour du filet, je le sais, a admis Fleury au site The Athletic à propos de son ami, un ancien coéquipier chez les Golden Knights de Vegas. On dirait que chaque rondelle en avantage numérique atterrissait sur son bâton, tout près de la cage. Et c’est un bon joueur pouvant la placer dans le filet.»

Le héros de la soirée a de son côté savouré son exploit, lui qui a réussi le 14e triplé des Blues en séries. Cependant, il est conscient que la bataille ne fait que commencer.

«Après toutes ces années, ce fut un long parcours pour diverses raisons et de nombreuses manières. Bien sûr, je suis fier de cela. C’est vraiment bien, j’ai énormément de fierté à porter la Blue Note sur mon chandail et, oui, je m’en tiendrai à ça», a-t-il dit, tel que rapporté par NHL.com.

«Le prochain match, je pense, sera très différent, a-t-il également averti. S’ils avaient marqué le premier but cette fois-ci, la rencontre aurait été une autre histoire. Obtenir le premier filet est immense en séries. Nous devons mettre le tout derrière nous et être prêts pour la partie suivante.»

Unités spéciales à repenser

Chez le Wild, les unités spéciales ont fait mal. Pendant que l’attaque massive adverse frappait deux fois en six occasions, celle du Minnesota a été tenue en échec à six reprises. Au cours de la campagne, le club a offert des performances mitigées sur ce plan : son avantage numérique (20,5 %) a fini 18e de la Ligue nationale (LNH), tandis que l’unité d’infériorité (76,1 %) a pris la 25e place.

«Ce fut notre saison, a admis l’entraîneur-chef Dean Evason. Nos unités spéciales n’ont pas été très bonnes. (...) Afin d’obtenir du succès, nous devons rester à l’extérieur du banc des pénalités et il faut jouer à cinq contre cinq, car nous avons réellement aimé notre jeu à cinq contre cinq.

Quand Spurgeon perd patience

La frustration s’est d’ailleurs fait sentir chez le Wild en fin de match. Le capitaine Jared Spurgeon a notamment donné un double-échec à la cheville de Pavel Buchnevich avec moins de deux minutes à écouler en troisième période. Il a reçu une pénalité mineure, puis une amende de 5000 $ pour son geste.

Une situation anormale pour Spurgeon, qui n’a écopé que de 10 minutes de pénalité cette saison et qui a obtenu des votes pour le trophée Lady-Byng, remis au joueur le plus gentilhomme, lors de huit de ses 11 premières saisons dans la LNH.

«C'est quelque chose dont je ne suis pas vraiment fier, a avoué Spurgeon, mardi, selon le site The Athletic. Quelque chose que je ne fais pas habituellement, j’étais juste un peu frustré. Je suis heureux qu’il aille bien. Ce n’est pas le genre de joueur que je suis. Donc je ne suis pas très content de moi, c’est le moins que je puisse dire.»

«Nous étions frustrés. Nous avons pris de mauvaises pénalités et c’était l’une de ces mauvaises pénalités. Il le sait, a quant à lui analysé Evason. Quand Jared Spurgeon fait quelque chose comme ça, cela signifie que votre groupe est un peu déconcentré. Alors ils le retiendront, et il sera le premier à le faire.»

Le deuxième choc de la série aura lieu mercredi à St. Paul.