Crédit : PHOTO MARTIN ALARIE

Canadiens de Montréal

Funérailles de Guy Lafleur: une grande famille unie

Publié | Mis à jour

Ils étaient plusieurs chez le Canadien, au cours des dernières semaines, à avoir planifié de partir en vacances dans les joueurs suivants la conclusion du calendrier régulier. Néanmoins, mardi midi, ils étaient presque tous présents pour rendre un ultime hommage à Guy Lafleur.

Même Shea Weber était sur place. En fait, il n’y avait que deux absents: Tyler Pitlick, dont le camion de déménagement l’attendait à Calgary, et Jeff Petry, qui s’était empressé de retrouver sa conjointe et leurs trois enfants qu’il n’a que trop peu vus depuis leur retour au Michigan. 

«Que pratiquement toute l’équipe soit là, ça représente beaucoup. Guy était une image très forte du Canadien. Nous l’avons dit souvent, mais le Canadien de Montréal représente une grande famille, a indiqué Brendan Gallagher, quelques instants avant le début de la cérémonie. Nous sommes tristes de le voir partir. Mais ça fait chaud au cœur de constater toute la vague d’amour que Guy reçoit des partisans, partout au Canada.»

Les commentaires et les messages de sympathie ont effectivement afflué d’un océan à l’autre depuis l’annonce du décès du Démon blond. Mardi, 1200 personnes prenaient place à l’intérieur de Cathédrale Marie-Reine-du-Monde. Et ils étaient quelques milliers de plus à l’extérieur.

Crédit photo : Joël Lemay / Agence QMI

«Voir tout ce monde défiler devant lui et tout ce que son décès a remué dans la ville, c’est vraiment spécial. C’est comme si tout le monde voulait célébrer sa vie», a mentionné Nick Suzuki.

«Guy était une légende. Je suis fier de pouvoir dire que j’étais ici aujourd’hui pour célébrer sa journée, a, de son côté, déclaré Mathieu Perreault. Les discours des anciens m’ont touché, comme ceux de la famille.»

L’inspiration de Ducharme 

Évidemment, il n’y avait pas que les membres actuels du Canadien qui tenaient à être présents. Assistaient également à l’événement, bien sûr, d’anciens joueurs mais, également, d’anciens membres de l’état-major.

Comme Marc Bergevin, assis côte à côte avec son bon ami Pat Brisson. L’ancien directeur général a préféré passer son chemin en vitesse à la vue du représentant du Journal, contrairement à Dominique Ducharme. Ce dernier a pris quelques instants pour témoigner de l’héritage qu’a laissé le Démon blond à un paquet de jeunes Québécois des années 1970.

«Mon père était un grand partisan de Guy Lafleur. C’est donc la première vedette que j’ai vue à l’œuvre. Pour moi, il a été une véritable inspiration. Comme joueur, mais également dans sa façon de représenter le Canadien», a déclaré l’ancien entraîneur-chef du Tricolore.

«D’ailleurs, il a eu un impact sur la société en général. Pas seulement sur le hockey ou le Canadien, a-t-il poursuivi, après s’être fait tirer le portrait avec Carey Price. Alors, l’hommage qu’on lui a rendu aujourd’hui, c’était pleinement mérité.»

Un homme sans filtre 

Président du Canadien de 1999 à 2011, Pierre Boivin tenait également à lui rendre hommage.

«On perd un grand joueur, mais également un grand citoyen. C’était un homme généreux, simple, qui n’a pas toujours eu la vie facile, mais qui a toujours su rester proche des partisans. J’ai eu le privilège, en tant que président du club pendant une dizaine d’années, de le connaître et de me lier d’amitié avec lui. Il a tellement travaillé pour la fondation et l'organisation. Il a toujours été très disponible. Je voulais lui faire un dernier au revoir et lui dire merci.»

Qu’a-t-il découvert de Guy Lafleur, au-delà du joueur de hockey qu’il avait tant adulé, au cours de ces années?

«Un homme qui n’a pas de filtre, qui est d’une honnêteté et d’une droiture complète, a-t-il répondu, dans un éclat de rire. Un homme qui a toujours adoré l’organisation du Canadien de Montréal, qui était très heureux d’y revenir et qui a été un grand citoyen en plus d’être un grand joueur de hockey.»

Bref, un homme qui méritait pleinement les funérailles nationales qui lui ont été réservées.