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Séries de la LNH

L’Avalanche s’apprête à déferler

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Gare à tous ceux qui se mettront sur le chemin de l’Avalanche du Colorado lors des prochaines séries, incluant les Predators de Nashville, leurs adversaires au premier tour.

La formation qui évolue à Denver n’a pas remporté deux séries au cours d’une même saison éliminatoire depuis 2001-2002 et s’il y en a un qui souhaite ardemment que les choses changent, c’est Nathan MacKinnon.   

«Il y a toujours l’année prochaine. J’ai l’impression que c’est tout ce qu’on trouve à dire, avait d’ailleurs lancé avec frustration la vedette de l’Avalanche, après l’élimination des siens en six matchs face aux Golden Knights de Vegas en 2021. J’en serai à ma neuvième saison l’année prochaine [2021-2022] et je n’ai toujours rien gagné. Je suis très motivé.»

Est-ce que ses propos se matérialiseront? Les membres de la direction, tout comme les joueurs, doivent se croiser les doigts, puisque plusieurs joueurs d’impact deviendront joueurs autonomes sans compensation durant la prochaine saison morte et demanderont sans doute une augmentation de salaire. 

Cela empêcherait l’Avalanche de ramener cette équipe intacte, qui a terminé au deuxième rang de la Ligue nationale, un an après avoir remporté le trophée des Présidents. Il s’agit aussi de l’avant-dernière campagne avant que le numéro 29 devienne l’un des joueurs les mieux payés de la ligue, lui qui ne compte que pour 6,3 millions $ par année sur la masse salariale.

Le temps commence donc à manquer pour ce groupe qui, sur papier, ne semble avoir aucune faille, ce qui explique son statut de favori.

Un affrontement entre les deux favoris pour le trophée Norris   

Cale Makar ou Roman Josi? L’un des deux mettra assurément la main sur le trophée Norris, remis annuellement au meilleur défenseur du circuit Bettman. Mais avant de connaître l’identité du vainqueur, durant la finale de la Coupe Stanley, les deux arrières auront la chance de montrer leur supériorité sur la glace.

Les deux ont accompli des faits d’armes plutôt impressionnants en saison régulière, en commençant par le défenseur des «Preds». Celui-ci a amassé 96 points en 80 matchs, ce qui représente la 17e saison la plus productive de l’histoire par un défenseur de la LNH, à égalité avec Paul Coffey (1982-1983) et Raymond Bourque (1983-1984).

D’ailleurs, aucun arrière du circuit n’avait surpassé la marque des 90 points depuis Bourque, en 1993-1994.

L’exploit de Josi a donc fait un peu d’ombre à la saison de Makar, qui a tout de même amassé un impressionnant total de 86 points en 77 duels.