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Pierre Gervais prêt à passer à autre chose

Publié | Mis à jour

Pierre Gervais en est présentement à ses derniers moments avec les Canadiens. Même s'il est émotif en passant à ses souvenirs, il reste en paix avec sa décision.

C'est ce qu'il a déclaré à Jean-Charles Lajoie, quelques instants avant le début du match entre les Canadiens et les Rangers, mercredi.

«Je suis très heureux que mon dernier voyage soit au mythique Madison Square Garden de New York. Le mot qui me vient à l'esprit, c'est excité. C'est une belle journée et je suis content. Je vais m'ennuyer de la camaraderie. On est une gang qui passe sept ou huit mois ensemble. Ça va me manquer, assurément. Par contre, le voyagement est rendu tellement difficile. Ça, ça ne me manquera pas.»

Le gérant de l'équipement des Canadiens est un homme humble. Il avoue même être un peu mal à l'aise avec toute l'attention médiatique qu'il reçoit dernièrement. 

«Je suis prêt à passer à autre chose. C'est certain que j'ai un petit pincement. Moi, je préfère être dans l'ombre que sous les feux de la rampe. J'ai hâte que ce soit terminé honnêtement. Ça va être une journée bien spéciale, ça fait quand même 44 ans que je suis derrière un banc de hockey et 35 à Montréal.»

Gervais tenait aussi à louanger Guy Lafleur, un homme à qui il voue un grand respect.

«On savait que Guy était malade. À l'interne, on en savait un peu plus. J'ai eu un pincement au coeur quand j'ai fait les étiquettes avec le numéro 10 pour les chandails. Guy est le premier joueur que j'ai rencontré quand je suis arrivé au camp d'entraînement, au Forum de Montréal, en 1984. Il était venu me donner la main et me souhaiter la bienvenue. Je l'ai connu par après, on se voyait au Centre Bell et on jasait à l'occasion.»

En ce qui concerne les Canadiens, Gervais estime que l'équipe est entre de bonnes mains pour le futur avec Martin St-Louis à la barre de la formation.

«J'avais connu Martin avec le Canada. J'ai toujours trouvé que c'était un gars spécial et extraordinaire. Nous sommes restés amis, La veille qu'il est arrivé à Montréal, il m'avait écrit. Le lendemain matin, je lui ai fait visiter les installations. Honnêtement, il me surprend énormément. Son premier discours dans le vestiaire avec les joueurs était incroyable. C'est là que j'ai vu qu'il était vraiment prêt.»

Voyez l'entrevue dans la vidéo ci-dessus.