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Daniel Alfredsson, le mentor de Brady Tkachuk

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Le capitaine des Sénateurs d’Ottawa, Brady Tkachuk, a la chance de pouvoir s’inspirer de son plus grand prédécesseur pour en apprendre davantage sur les responsabilités reliées à son rôle de jeune leader.

Comme l’a rapporté le quotidien «Ottawa Sun», le numéro 7 a pris le repas, le 15 avril, avec la figure la plus marquante de la concession aux yeux de plusieurs : Daniel Alfredsson. Le Suédois est d’ailleurs bien placé pour comprendre la réalité du hockeyeur américain. Tout comme lui, il a disputé ses premiers matchs dans la Ligue nationale de hockey au sein d’une formation de bas de classement; en fait, il avait vu les «Sens» accéder aux séries en 1996-1997, la deuxième campagne de sa carrière.

Admettant que cette discussion avec son vis-à-vis de 49 ans était prévue depuis plusieurs mois et que la COVID-19 avait retardé le projet, Tkachuk avait certains sujets bien précis à aborder avec son célèbre interlocuteur qui a porté la lettre «C» de 1999 à 2013.

«Je pensais qu’il était important pour moi de m’asseoir avec lui en apprenant à le connaître, car il a eu une immense influence au sein de la communauté, de cette ville et de ce groupe de partisans, a-t-il déclaré au journal local. Je souhaitais réellement obtenir son opinion à propos de quelques enjeux en cours reliés au rôle de capitaine. C’est important pour moi de mieux le connaître, puisqu’il a été un excellent capitaine pour cette équipe. Dans la ligue au complet, il a eu droit au respect.»

Vouloir s’impliquer

Même s’il a 22 ans seulement, Tkachuk est déjà bien conscient de ce qu’il représente pour ses coéquipiers, son organisation et les amateurs du club. Évidemment, il a déjà un très bon enseignant, car son père Keith a joué avec le «C» chez les Coyotes de Phoenix (autrefois les Jets de Winnipeg). Cependant, le point de vue d’Alfredsson, qui connaît parfaitement le marché ottavien, n’est pas à dédaigner.

«Je suis chanceux de compter sur une bonne base du hockey à la maison, mais également d’avoir Alfredsson de mon côté, a indiqué celui terminant sa première saison en tant que capitaine. Il a été une légende ici, pas seulement sur la patinoire, mais dans son milieu également. [...] Et c’est ce que je veux faire. Je souhaite faire partie de la communauté, rencontrer les gens et essayer d’exercer une bonne influence sur les jeunes de la région. J’estime qu’il était la personne idéale avec qui discuter à cause de son statut dans la ville.»

«J’ai vraiment appris beaucoup pendant ces 90 minutes ensemble et je suis enthousiaste quant à notre prochaine rencontre», a-t-il enchaîné.

Maintenant, comment compte-t-il mettre en application les recommandations d’«Alfie»?

«Je l’ai dit depuis le début : ce n’est pas seulement à une personne de diriger tout le groupe. Chacun doit trouver sa voie, que ce soit en prêchant par l’exemple ou en prononçant les bons mots au bon moment, a-t-il souligné. Pour moi, c’est d’être capable de compter sur les autres et de bâtir une culture selon laquelle on donne tout à chaque match. On essaie de s’inciter les uns les autres à s’améliorer. J’ai appris beaucoup cette année, il y a eu de nombreuses leçons. Je suis reconnaissant de tous ces moments ardus m’ayant permis de comprendre davantage et des instants plus agréables pendant lesquels on poussait tous dans la bonne direction.»