Canadiens de Montréal

«"Flower", le match est dans quatre heures!»

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Pour le chroniqueur et ex-journaliste au Journal de Montréal Yvon Pedneault, il ne fait aucun doute. Guy Lafleur «est le meilleur joueur des années 1970».

Du point de vue journalistique, tant ses déclarations acérées que chacune des enjambées qu’il donnait pour aller mystifier les gardiens adverses, le 10 était incomparable à tous les égards. 

Voyez le propos d'Yvon Pedneault, ci-dessus.

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«Quand tu allais interviewer Guy Lafleur, quand il avait des choses pertinentes à dire, le lendemain tu pouvais aller le voir dans le vestiaire et il te disait "ne t’inquiète pas, ç’a été bien rapporté", a-t-il relaté, vendredi, à l’émission JiC sur TVA Sports.

«Jamais au cours de sa carrière de joueur a-t-il dit qu’il avait été mal interprété dans ses propos.»

Sa tête mise à prix par les Bruins  

Pedneault, qui a signé une biographie de Lafleur en 1976, a raconté qu’en finale de la Coupe Stanley de 1977 contre les Bruins de Boston, sa tête était à prix. Il avait tenté un tir de la ligne bleue un instant avant un coup de sifflet de l’officiel pour signaler un hors-jeu.

«La rondelle frappe Mike Milbury. Après le match, la déclaration des Bruins : "on veut la tête à Lafleur". 

«Le lendemain à Boston, à deux jours du match, dans le lobby de l’hôtel Sheraton Boston, on voit passer Lafleur avec au-dessus de lui un nuage de fumée... les cigarettes se succédaient à un rythme accéléré. Il était nerveux.»

Lafleur s’est présenté dans la chambre des visiteurs vers 15h, où l’attendait le préposé à l’équipement des «Glorieux», Eddy Palchak.

«Il a commencé à s’habiller et Palchak lui dit "Flower! Le match est dans quatre heures!". Là, le match débute et c’est du Guy Lafleur. Il fait la démonstration de son talent et de son courage. Il va dans les coins de la patinoire et ne craint personne.

«Le match se termine 4-2. Deux buts, deux aides. Bonsoir, Mike Milbury.»

Le numéro 10, ça c'est du solide!