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Le combat de Clavel tombe à l’eau: son clan dévasté

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Le malheur s’acharne sur Kim Clavel. Après avoir reporté déjà deux fois son combat de championnat du monde contre Yesenia Gomez, elle a maintenant contracté la COVID-19 à seulement trois jours du gala prévu au Cabaret du Casino de Montréal.

C’est ce que le promoteur Yvon Michel (GYM) a annoncé, lundi, confirmant bien évidemment que le duel n’aura pas lieu. Quelques heures plus tard, il a également indiqué qu’Eleider Alvarez, qui devait effectuer un retour sur le ring le 5 mai au Casino, a également obtenu un résultat positif à un test de dépistage du virus. 

Dans le cas de Clavel (15-0-0, 3 K.-O.), qui devait se battre pour le titre des poids mi-mouches du World Boxing Council détenu par Gomez (19-5-3, 6 K.-O.), les symptômes sont virulents. Mais selon son entraîneuse Danielle Bouchard, elle a été terrassée beaucoup plus violemment par le nouveau report que par le coronavirus.

«Aujourd’hui, elle est encore très fiévreuse, courbaturée [et a] mal à la gorge. Donc vraiment tous les symptômes de la COVID-19, a expliqué Bouchard à l’Agence QMI. Elle était fâchée, extrêmement déçue évidemment, mais force est d’admettre qu’il était impossible de se battre dans ces conditions-là.»

«De savoir qu’on rapporte pour la troisième fois, ça s’ajoute à la douleur. Le 21, c’était dans [trois] jours, donc c’est crève-cœur. Quand ça t’arrive, tu te demandes pourquoi ça t’arrive à toi.» Voyez l'entrevue de Danielle Bouchard à l'émission JiC dans la vidéo ci-dessus.

«Une vraie guerrière»

L’entraîneur Stéphan Larouche a lui-même tenté de démontrer, un peu maladroitement, le courage de la boxeuse dans un message sur Twitter. «Kim Clavel nous a suppliés de ne rien dire. Elle voulait boxer malgré son test positif. Une vraie guerrière», a-t-il écrit, lundi.

L’infirmière de formation, qui avait troqué ses gants de boxe pour un stéthoscope au début de la pandémie afin de donner un coup de main au système de santé, savait toutefois trop bien que c’était impossible.

«C’était au second degré, a confirmé Bouchard. Kim, il n’y a rien qui peut l’atteindre. Elle voudrait toujours se battre quand même, mais évidemment, ce n’était pas dans son esprit de se battre avec la COVID-19, bien sûr que non.»

Suite floue 

Pour l’instant, difficile de prévoir une nouvelle date pour ce combat. Avec la COVID-19, il est en effet très laborieux de prévoir comment évolueront les symptômes. Selon le site du CISSS de la Montérégie-Ouest, de 10 à 15 % des gens qui contractent la COVID-19 montrent encore des symptômes 12 semaines plus tard.

Fatigue, essoufflement, difficultés cognitives; plusieurs symptômes persistent très longtemps en vertu de ce qui a été appelé la COVID longue. Et dans le cadre d’un combat de boxe, ce sont des symptômes qui seraient très handicapants.

«On espère que ce ne soit pas une COVID longue, a souhaité Bouchard. Présentement, c’est très intense. Mais on espère que d’ici deux semaines, Kim n’ait plus de symptômes et qu’elle soit tranquillement de retour à l’entraînement. Mais ce sont des choses qu’on ne peut pas mesurer présentement.»

Ainsi, le mois de mai ne semble pas réaliste aux yeux de l’entraîneuse pour la reprise de ce combat. La situation devrait être plus claire au fil de la guérison de Clavel.

En bref:

Le gala de jeudi est purement annulé. Michel a évoqué le 5 mai comme possible date de reprise en ce qui a trait aux autres affrontements de la carte.

Alvarez (25-2, 13 K.-O.) devait quant à lui amorcer son parcours chez les lourds-légers (200 lb) après avoir peiné à de nombreuses reprises dans le processus de coupe de poids chez les mi-lourds (175 lb). L’ancien champion du monde, âgé de 38 ans, ne s’est pas battu depuis que Joe Smith fils l’a vaincu le 22 août 2020 à Las Vegas.