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«Mike, c’était une machine à marquer des buts»

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En Mike Bossy, un grand nom du hockey professionnel et un ambassadeur hors-pair pour son sport au Québec nous a quittés vendredi, mais il ne se démarquait pas uniquement sur la patinoire.

Ayant dirigé contre l’ancien numéro 22 des Islanders de New York et l’ex-vedette du National de Laval pendant 13 ans, dont trois dans les rangs juniors, Michel Bergeron a appris à bien connaître Bossy, notamment chez TVA Sports, où le célèbre hockeyeur partageait son expertise.

Voyez l'entrevue complète dans la vidéo ci-dessus.

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Certes, ses habiletés sur la glace étaient indéniables et il voulait bien évidemment gagner. Sauf qu’il était d’abord et avant tout un gagnant aux yeux de ses proches, les êtres qu’il aimait le plus.

«On a été de grands compétiteurs, on s’est fait battre par les Islanders en demi-finale de la Coupe Stanley [en 1982] et Mike Bossy était toujours aux premières loges sur la patinoire, mais tout le temps discret à l’extérieur. Sa vie, c’était Lucie [NDLR : la sœur de l’ancien entraîneur de hockey Pierre Creamer], ses filles et ses petites-filles. 

«Même avec son mal de dos, il allait patiner avec ses petites-filles à Rosemère et à Lorraine, a-t-il souligné. J’ai côtoyé Mike dans les cinq dernières années de sa vie et ce qui importait le plus pour lui, c’était sa famille», a expliqué l’ancien entraîneur-chef des Nordiques de Québec et des Draveurs de Trois-Rivières, notamment, sur les ondes de la chaîne LCN, vendredi matin.

«On savait que cette terrible maladie était là, mais on achetait du temps, on espérait toujours. Toutes mes pensées sont avec Lucie et sa famille», a-t-il ajouté.

Rival de taille   

Bergeron est bien placé pour évoquer tout le talent de Bossy. Ce dernier était d’ailleurs entré dans l’histoire aux dépens des Nordiques, le 24 janvier 1981, en devenant le deuxième joueur de l’histoire de la Ligue nationale à récolter 50 buts en autant de parties dans une saison.

«On avait un plan et j’avais à mon défenseur Alain Côté que Mike Bossy n’allait pas marquer son 50e contre les Nordiques de Québec. Finalement, il a marqué deux buts dans ce match-là. [...] Ç’a été une grande journée pour lui», a rappelé Bergeron.

«Mike Bossy a toujours fait partie de nos plans de match. Si tu l’arrêtais, tu avais de grosses chances de gagner. Mike, c’était une machine à marquer des buts, un joueur de hockey extraordinaire. Sa façon de compter était formidable. [...] Dans les rangs juniors, nous avions une équipe robuste et à l’époque, il y avait parfois des abus, mais Mike faisait toujours face à la musique.»

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