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Alouettes de Montréal

Alouettes : «l’investissement» de Vernon Adams fils

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Pour une troisième fois en autant d’années, le quart-arrière Vernon Adams fils a délié les cordons de sa bourse pour faire venir plusieurs de ses coéquipiers des Alouettes de Montréal à Tacoma, dans l’État de Washington, pour un mini-camp d’entraînement.

Le quart-arrière Dominique Davis, les receveurs de passes Eugene Lewis, Jake Wieneke, Reggie White fils, Kaion Juline-Grant, Hergy Mayala et Dante Absher, ainsi que les porteurs de ballon William Stanback et Jeshrun Antwi se sont donc tous rendus – accompagné de leur famille respective – dans le patelin d’Adams fils le week-end dernier.

«Je fais ça parce que ça nous aide en tant qu’équipe, laisse tomber le quart au bout du fil. Nous sommes loin les uns des autres pendant un bon moment lors de la saison morte. C’est incroyable pour la cohésion d’équipe. Nous passons du temps ensemble, ce qui nous permet de mieux nous connaître.»

«Nous apprenons également à nous faire confiance sur et à l’extérieur du terrain, poursuit Adams fils. Dans la dernière année, notre offensive a été explosive et je pense que ce mini-camp a quelque chose à voir avec ça.»

Au diable la dépense

Quand Adams fils a fait son entrée dans la Ligue canadienne de football, les équipes tenaient un mini-camp en Floride quelques semaines avant l’ouverture du camp d’entraînement.

«C’est quelque chose qui a arrêté d’être fait en 2019, je crois. Quand j’ai signé mon premier gros contrat, j’ai décidé de prendre l’initiative de rassembler les gars pour créer une meilleure chimie d’équipe», raconte l’athlète de 29 ans.

Adams fils n’a pas dévoilé le montant qu’il a déboursé pour ce mini-camp. Avec les billets d’avion, l’hôtel et la nourriture, parions que la facture était de plusieurs milliers de dollars. Le pivot est cependant persuadé qu’il s’agit d’un «investissement».

«Nous avons tenu le mini-camp un mois avant le vrai camp d’entraînement. C’est parfait, parce qu’il s’agit d’un moyen de voir sur quoi nous avons besoin de travailler. Nous pouvons revenir à la maison et travailler sur les éléments que nous avons identifiés.»

Moins de pression

En 2021, Adams fils avait pris l’habitude de se flageller sur la place publique après les contre-performances des Alouettes. De son propre aveu, il se mettait beaucoup trop de pression sur les épaules, ce qui a nui à ses performances sur le terrain.

«Je dis toujours que la pression est un privilège. Ce n’est pas tout le monde qui a l’opportunité d’avoir ce type de pression. J’aime la pression, mais je m’en suis certainement trop mis l’an dernier. Je prenais trop le blâme et le résultat a été que je jouais différemment.»

«Cette année, je suis dans le bon état d’esprit et bien dans mon corps. J’ai l’intention de présenter un meilleur produit sur le terrain pour les partisans, mais aussi pour moi-même», conclut Adams fils.