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F1

Leclerc coiffe Verstappen et obtient la position de tête

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Avantage Charles Leclerc: pour son duel annoncé avec le champion du monde en titre Max Verstappen, le pilote Ferrari a pris l'avantage samedi, arrachant au Néerlandais la pole position du Grand Prix d'Australie de Formule 1.

En dépit d'un soleil aveuglant dont beaucoup de pilotes se sont plaint sur le circuit de l'Albert Park à Melbourne, le Monégasque est parvenu à dompter, outre la Red Bull de Verstappen, celle du Mexicain Sergio Pérez, troisième de ces qualifications.  

Le Québécois Lance Stroll (Aston Martin) partira de nouveau en fond de grille.

"Je me suis senti bien ! D'autant plus que c'est un circuit où j'ai toujours eu du mal dans le passé (...) La voiture est agréable à conduire, tout est possible demain. Nous avons besoin d'un bon départ", a commenté Leclerc après sa deuxième pole de la saison.

Lors du GP inaugural à Bahreïn mi-mars, c'est déjà Leclerc qui avait pris la pole, avant de gagner la course le lendemain face à Verstappen, contraint à l'abandon à cause d’une panne à quelques tours de la fin.

Mais le Néerlandais a répliqué deux semaines plus tard en Arabie saoudite, décrochant sa première victoire de la saison malgré une modeste 4e place en qualifications.

Leclerc (45 pts) a pour l'instant douze points d'avance sur son coéquipier l'Espagnol Carlos Sainz Jr (33) -- qui partira 9e dimanche -- et 20 sur Verstappen (25).

La Scuderia signe en terre australienne sa première pole position depuis 2007, à l'époque de Kimi Räikönen, le Finlandais aujourd'hui retraité qui avait offert, cette année-là, le dernier titre de champion du monde d'un pilote Ferrari en F1.

"Terrible week-end" pour Verstappen 

Chez la concurrence, les sensations n'étaient pas au rendez-vous pour les pilotes Red Bull: confronté à des problèmes d'équilibre général de sa monoplace, Verstappen reconnaît vivre un "terrible week-end" jusqu'à présent. 

"Il est clair que nous n'avons pas vraiment résolu le problème, même en qualifications. Nous avons beaucoup lutté avec l'équilibre de la voiture et ça ne nous donne pas confiance pour aller de l'avant", a expliqué le pilote. 

Pour son coéquipier, ce sont les pneus qui ont posé problème: "Je n'ai jamais vraiment eu l'impression de savoir quelle stratégie était la meilleure en termes de pneus, je pense (qu'ils) sont très sensibles", a commenté Pérez. 

Quant à Charles Leclerc, malgré les problèmes chez Red Bull, il s'attend à "une course très serrée demain (dimanche)". 

Après un début de saison difficile pour McLaren, l’écurie britannique semble reprendre des couleurs: le Britannique Lando Norris partira de la quatrième position sur la grille, à côté de Pérez, et le régional de l'étape, Daniel Ricciardo, sera un peu plus loin, sur la 7e place.

Hamilton 5e 

Du côté de Mercedes, champion en titre des constructeurs mais en difficulté depuis le début de la saison, pour plusieurs raisons (aérodynamisme, moteur), Lewis Hamilton s'élancera en troisième ligne (5e), juste à côté de son coéquipier George Russell (6e).

Si Hamilton fait mieux qu'au Grand Prix d'Arabie saoudite fin mars (16e des qualifications), "nous n'avons pas fait de progrès", a-t-il assuré à l'issue de cette séance. "Rien de ce que l’on change sur la voiture ne fait de différence pour le moment", s’était déjà désolé le septuple champion du monde après les essais libres vendredi.

Derrière Mercedes, les Français Esteban Ocon (Alpine) et Pierre Gasly (AlphaTauri) s'élanceront respectivement de la 8e et la 11e places.

Dans l'autre Alpine, Fernando Alonso, très rapide lors des essais libres et candidat éventuel à la pole position, a perdu le contrôle de sa monoplace en Q3, à cause d'une perte brutale de ses systèmes hydrauliques. Il partira dimanche de la 10e place.

Les qualifications ont également été marquées par l'accrochage entre les monoplaces des Canadiens Lance Stroll et Nicholas Latifi lors de la première partie des qualifications (Q1).

L'Aston Martin de Stroll et la Williams de Latifi se sont percutées alors qu'elles n'étaient pas dans un tour lancé, et les deux pilotes ont du arrêter-là leur séance, provoquant une neutralisation de quelques minutes. 

Stroll, jugé responsable de l'accrochage, a écopé d'une pénalité de trois places sur la grille. Elle n'aura aucun incidence puisque le Canadien était déjà dernier, sans chrono à cause de cet accrochage.