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Quand les Rangers interdisent le français à Lafrenière...

Publié | Mis à jour

Incroyable mais vrai : Alexis Lafrenière s’est fait interdire de répondre à des questions en français par les Rangers de New York. 

Préparant un dossier sur le prometteur attaquant québécois, le journaliste du Journal de Montréal Jean-François Chaumont a vécu un épisode pour le moins fâcheux lorsqu’il s’est déplacé à New York dans le cadre de sa démarche journalistique.  

Les Rangers ne voulaient pas lui offrir une entrevue en privé avec le numéro 13, mais la chance a souri à Chaumont, qui était dans les gradins pour une rencontre contre les Penguins de Pittsburgh au Madison Square Garden le 25 mars dernier. Lafrenière a marqué le premier but du match dans une victoire de 5-1 des siens et a donc été rendu disponible aux médias par la suite. 

Par politesse, Jean-François Chaumont a laissé aux journalistes locaux l’honneur de poser leurs questions pour ensuite s’adresser à Lafrenière dans la langue de Molière.

«Ryan Nissan, le relationniste des Rangers, a alors demandé à Alexis de répondre en anglais, a raconté le scribe sur les ondes de la radio 91,9 Sports. Je suis convaincu que c’est une blague, qu’il niaise, qu’il n’est pas sérieux. Alexis me regarde et il me dit en français : "Qu’est-ce que je fais?" Je lui dis que je ne comprends pas moi non plus ce qui se passe. Qu’il peut répondre en anglais s’il veut. Mais la situation l’a rendu mal à l’aise, et sa réponse en anglais n’était pas terrible.» 

La demande du relationniste était si étrange et particulière qu’elle a fait sourciller le vénérable journaliste Larry Brooks du New York Post. 

«Il est venu me voir et il m’a dit : "J.-F., je n’en reviens pas. Je m’excuse. Ce qu’il a fait, ce n’est pas correct."» 

Le lendemain, les Rangers s’entraînaient à Tarrytown. Jean-François Chaumont et le relationniste des Rangers ont pu discuter. Ce dernier a présenté ses excuses.

Il semble que Ryan Nissan a maladroitement tenté d’accommoder le directeur général de l'organisation new-yorkaise, Chris Drury. 

«Il y a même un ancien relationniste des Rangers, John Rosasco, qui m’a téléphoné puisqu’il a appris l’incident de la part d’un collègue de New York, a mentionné Jean-François Chaumont. Il m’a dit : Je suis surpris de cette réaction-là. C’est l’affaire d’un relationniste qui a peu d’expérience, mais aussi d’un DG, Chris Drury, qui veut tirer toutes les ficelles. Quand les conférences se passent au MSG, ils peuvent tout enregistrer, et le DG peut ensuite les réécouter. Mais comme je disais au relationniste, on est en 2022. Si Chris Drury veut se faire traduire une réponse d’Alexis Lafrenière, il va se la faire traduire.»