CF Montréal

Bjorn Johnsen a été opéré

Publié | Mis à jour

Le CF Montréal se fait malmener par les blessures depuis le début de la saison et ça ne change pas.

En train de remonter la pente à la suite d’une COVID-19 dévastatrice dans le temps des Fêtes, Bjørn Johnsen ratera plusieurs semaines en raison de deux orteils fracturés qui ont nécessité une intervention chirurgicale.

Et il y a Romell Quioto qui a justement attrapé le foutu virus pendant son passage avec l’équipe nationale du Honduras. Bref. Il n’y a pas grand-monde pour jouer en attaque.

«C’est malheureux pour Bjørn, qui était en train de revenir, et pour Romell. Nous avons besoin de tout le monde comme nous sommes à la recherche d’une première victoire», a déploré Djordje Mihailovic, mercredi.

Piette revient

Dans le rayon des embellies, il y a le retour progressif de Samuel Piette, qui n’a pas joué depuis qu’il s’est blessé à un pied dans un match contre le Honduras avec l’équipe nationale du Canada, le 27 janvier.

«Mon pied se porte beaucoup mieux. C’est une blessure un peu étrange. Il y a plusieurs choses à guérir en même temps.»

«J’ai commencé à courir la semaine dernière et de façon un peu plus intense et des changements de direction cette semaine.»

Il a notamment été atteint au tendon d’Achille, en plus de subir une contusion osseuse qui a besoin de temps pour guérir.

Lent retour

Cela dit, ne vous attendez pas à voir le Québécois affronter le FC Cincinnati, samedi.

«Je fais un retour progressif afin de ne pas brûler des étapes pour qu’il n’y ait pas de rechute pour mon pied et ma cheville.»

Comme il joue de prudence, il est incapable de fixer une date précise pour son retour au jeu.

«En ai-je pour deux jours, une semaine ou deux semaines? Je ne le sais pas. On y va au jour le jour. C’est difficile pour moi de dire que je serai présent à un match en particulier.»

Pas de contrôle

En l’absence de Piette, Ismaël Koné s’est trouvé une place dans l’effectif et en a profité pour briller avec un but et deux aides, ce qui lui a valu une première invitation avec l’équipe nationale du Canada.

«Je suis hyper content pour Ismaël, ce qu’il fait en ce moment, c’est vraiment impressionnant. Je suis content de voir un autre Québécois, un autre Canadien, performer», a soutenu Piette bon joueur.

Celui-ci ne se sent pas en compétition avec son jeune coéquipier et n’a de toute façon pas la possibilité d’influencer le cours des choses pour le moment.

«Ma blessure fait en sorte que je n’ai pas de contrôle sur mon statut dans l’équipe. Quand je vais revenir avec le groupe, j’aurai un peu plus de contrôle.»

«Ça sera à moi de prouver à Wilfried [Nancy] que j’ai ma place, que ce soit comme partant ou comme remplaçant.»

Bon contact

Il a également été question du nouveau président du club, Gabriel Gervais. On dirait que le courant a passé entre les deux hommes.

«On a eu une super belle rencontre avec lui mardi. J’ai eu la chance de discuter avec lui de façon décontractée dans la cuisine», a noté Piette.

«On a la particularité d’être tous les deux Québécois et de saigner pour le club. C’est encourageant aussi de voir un ancien joueur de revenir comme président.»

Le milieu de terrain a retenu le désir de remettre le club au cœur de l’actualité sportive montréalaise.

«Il veut prendre sa place dans le marché montréalais avec une intention de faire grandir le CF Montréal à travers la province.»

Des larmes

Samuel Piette est aussi revenu sur la victoire du Canada contre la Jamaïque, dimanche, qui lui a permis de garantir sa place à la Coupe du monde.

«J’étais dans les gradins avec David Wotherspoon et Steven Vitoria qui étaient blessés comme moi. Une dizaine de minutes avant la fin, ils nous ont dit de descendre pour qu’on puisse vivre les derniers moments sur le bord du terrain.»

«Je ne vais pas mentir : les émotions ont sorti et j’ai échappé quelques larmes avec mes coéquipiers.»

Pour le Québécois de 27 ans, le Canada ne fait que s’échauffer et a de grandes ambitions.

«Je sais que pour la plupart des gens qui nous suivent de l’extérieur, c’est un moment historique.»

«Par contre, on sait que ce n’est que le début. On a encore plein de choses à prouver et on veut montrer au pays et aux autres nations que le Canada est un bon pays de soccer. Avec la qualité qu’on a, on n’a rien à envier aux autres nations.»